Le Père nous a appelés enfants de Dieu

Fête de la Sainte Famille

1 Samuel 1, 20-28 ; 1 Jean 3, 1-2 et 21-24 ; Luc, 2, 41-52


représentation traditionnelle de la sainte famille. A Nazareth Sainte famille - Nazareth.JPG  
représentation traditionnelle de la sainte famille. A Nazareth
représentation traditionnelle de la sainte famille. A Nazareth
Entre Noël et le jour de l’an, voici que s’insère la fête de la sainte Famille. Les lectures proposées nous parlent des relations internes à la famille. Tout d’abord Anne, la mère de Samuel, longtemps stérile et qui obtient la naissance désirée. Le prêtre n’avait pas entendu sa plainte et sa souffrance, son attente longtemps inconsolée. Elle offre maintenant cet enfant pour qu’il serve le Seigneur. La lettre de Saint Jean vient nous rappeler l’amour dont Dieu nous a aimés. Jean nous invite à aimer, à notre tour, comme Dieu nous as aimés en Jésus… Dieu nous donne son Esprit.


Dans l’Evangile, Luc nous parle de cet enfant Jésus disparu quelques heures des yeux de ses parents. Il est normal dans un premier temps de nous intéresser à l’angoisse des parents, à leurs recherches jusqu’à la redécouverte de Jésus au Temple, auprès des responsables de la Loi. Quel parent n’aurait pas ainsi été émotionné ? Notre gentille méditation s’arrêtera sur les paroles de Jésus : "Comment, ne le saviez-vous pas : c’est chez mon Père que je dois être !" Il y a là, dans le prologue à l’Evangile de Luc, un appel à ne pas considérer cet épisode comme un simple fait divers, mais à entendre la présentation de l’homme Jésus : ses affaires sont les mêmes que les affaires de Dieu, c’est la même maison et tout au long de sa vie, Jésus n’aura qu’un souci, mettre en œuvre et servir les affaires de son Père céleste.


Les parents éducateurs que furent Marie et Joseph ne pouvaient saisir la profondeur de la parole de leur enfant. Peut-être en est-il parfois de même, encore aujourd’hui, devant telle ou telle parole de son enfant qu’on retient dans son cœur jusqu’à ce qu’on en découvre la réelle portée. Ce n’est pas un simple bon mot, mais quelque chose qui décrit la profondeur de la pensée d’un enfant, d’un jeune.

 

A ce point, nous pouvons rejoindre l’attitude de Marie et Joseph devant cette nouvelle pousse qu’est devenu Jésus. Bientôt il portera du fruit, il parlera devant tous et portera la Parole de Dieu comme d’autres prophètes l’ont fait avant lui, comme Samuel, Elie ou Jérémie, comme Jean-Baptiste. De quoi parlera-t-il, de qui se rendra-t-il proche ? Des mondanités ? Des habitants des palais royaux ou des gens de rien, mais qui garde espérance que Dieu viendra à leur rencontre et les relevera.

 

C’est ce que Marie avait médité dans son cœur et proclamé : "Magnifique est le Seigneur, il a fait pour moi des merveilles… ; il abaisse les puissants de leur trône, il élève les humbles". Puissions-nous suivre Jésus et Marie, sur ce chemin d’humanité. E.H.

 

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