Dimanche du Bon pasteur 4ème de Pâques

Les brebis écoutent ma voix, moi je les connais

Actes 13, 14. 43-52 ; Apocalypse, 9, 14b 17 ; Jean 10, 27-30

La lecture de l’évangile de ce dimanche a donné l’habitude du titre doné à ce dimanche, le Bon Pasteur. C’est aussi la raison pour laquelle ce dimanche est traditionnellement retenu comme journée de prière pour les vocations… encore qu’il soit possible de prier chaque jour pour les vocations.

 

Le liturge a tellement raccourci la lecture d’évangile qu’il ne nous invite plus à méditer l’attitude du Christ à l’égard des brebis. Or il est important de se remettre en mémoire les relations que le Seigneur désire entretenir avec chacun de nous : “celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis. Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors. Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. Elles ne suivront pas un étranger…


Quelques-uns ont pu entendre l’homélie du pape François du mardi 16 avril. Il met en garde les fidèles comme Etienne à pu le faire en son temps à l’égard des responsables du peuple de l’Alliance : “Etienne dit en quelque sorte : « Vous avez tué les prophètes, … puis vous les avez vénérés, vous leur avez érigé des monuments, mais après les avoir tués ». Pour le pape, « c’est ainsi que se manifeste la résistance à l’Esprit Saint ». Le pape dénonce alors sans ambages Le pape a dénoncé sans ambages cette "résistance à l’Esprit" dans la réception de Vatican II, qui a été « une belle œuvre de l’Esprit-Saint » : « cinquante ans plus tard, avons-nous fait tout ce que l’Esprit-Saint nous a dit dans le Concile » ?


Le pape regrette que certains aient voulu que l’Esprit s’assoupisse, qu’il se taise et ne les dérange plus lors de leurs sacrées célébrations… Et, pour ceux qui seraient durs d’oreille il précise : « quelques voix demandent à retourner en arrière. Cela s’appelle “être entêté”, cela s’appelle vouloir “apprivoiser l’Esprit-Saint”, cela s’appelle devenir “sot et lent du cœur”


Cette prédication prend aussi tout son sens quand nous lisons l’ensemble du ch. 10 de Jean, où les relations entre le berger et ses brebis sont précisées, et où chaque membre ministériel est appelé à devenir pasteur du troupeau qui lui est confié : pais mes brebis, pais mon troupeau disait Jésus à ¨Pierre, laissant entendre qu’après lui il devrait en être de même.


L’insistance de Jésus selon Jean ne prote pas sur la porte que le pasteur fermerait, mais sur celle qu’il ouvre. Sans doute faudrait-il aussi relire le texte de l’Apocalypse où il est question d’une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes actions, races peuples et langues. Il peut donc y avoir diversité de langues autour du Seigneur Dieu, contrairement aux récriminations de quelques-uns ; il peut y avoir foule de races et nations, contrairement aux accusations portées contre Jean-Paul II ou Benoît XVI quand ils se retrouvent à Assise en compagnie d’autres religieux qui adorent le vrai Dieu autrement…

Il y a donc des pasteurs qui ont voulu mener le troupeau par des chemins tortueux et épineux, loin de ce qu’attendait le Christ Jésus.

 

Il est bon de s’en souvenir en ce dimanche des vocations, sachant que l’on ne parle pas seulement des vocations ordonnées et consacrées mais de tous ceux qui, à leur manière, aident leur prochain à vivre dans la foi, l’espérance et la charité. A chacun je souhaite de pouvoir vivre dans cette joyeuse espérance au sein du troupeau. Abbé Emile Hennart
 

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