C'est ma paix que je vous donne

6ème dimanche de Pâques

Actes 15 1-2 ; 22-29 Apocalypse 21 10-23 ; Jean 14, 13-29

 

A quelques jours de l’ascension, la liturgie nous livre le récit d’un conflit qui a marqué l’Eglise primitive. Saint Paul nous donne une version moins édulcorée de l’épisode qui concerne l’accès à l’eucharistie des non-circoncis (Galates 2). Les chrétiens d’Antioche étaient pour la plupart d’origine païenne et donc disqualifiés aux yeux des chrétiens d’origine juive. C’est d’ailleurs une délégation venue de Jérusalem (de Jacques sans doute) qui leur rappelle qu’ils sont disqualifiés. Retenons qu’à toute génération, aujourd’hui encore, il y a des gens “bien intentionnés et bien éduqués” qui font des observations bien désobligeantes envers celles et ceux qui ne sont pas parfaits comme eux !

 

Le temps du débat à Jérusalem eut lieu entre les piliers de l’Eglise (Pierre, Paul, Barnabé, Jacques). Il n’est pas rapporté ici dans notre lecture. Nous n’avons que la conclusion, c’est-à-dire la lettre que saint Jacques fait écrire pour que les chrétiens de tout l’univers, qui ont donné leur foi en Christ, aient les mêmes sentiments à l’égard de ceux qu’ils estiment différents. L’expression en fin de lettre est utile à retenir : “l’Esprit-saint et nous avons décidé… ” Au pape, à la curie, aux évêques comme à tous les responsables d’Eglise, aux membres des EAP etc., qui prennent des décisions, il importe de pouvoir dire en toute conscience : “l’Esprit-saint et nous avons décidé que…”

 

Le conflit avait démarré à Antioche ; il est débattu avec l’ensemble de l’Eglise, au sommet de l’Eglise. Ce conflit est signe de la tendance à vouloir promouvoir une Eglise de purs, de parfaits. Cette tentation existe à toutes les époques, et aujourd’hui encore. Or la vie de Dieu nous est donnée, non parce que nous l’aurions méritée, mais parce que Dieu, en Jésus, a voulu venir chez nous et pour nous. Il nous faudrait ici encore relire le passage de Matthieu où certaines attitudes sont critiquées : vous êtes attentifs à payer les impôts sur la menthe, la dîme et le fenouil (des broutilles), mais vous avez négligé les points les plus graves qui concernent la Loi, la justice, la miséricorde et la bonne foi ! C’est ceci qu’il fallait faire d’abord, sans négliger cela. (Mt 23)

 

En seconde lecture nous lisons l’Apocalypse ; c’est la suite de dimanche dernier. C’est l’annonce d’un avenir plus que radieux. La ville nouvelle, la Jérusalem nouvelle est offerte à la totalité de l’univers, ce n’est pas réservé à quelques-uns. C’est le Royaume de Dieu qui descend du Ciel, qui est accordé à tous : les nations marcheront à sa lumière... Le nombre des portes d’entrée est significatif de la totalité que Dieu est prêt à accueillir.

 

L’Evangile extrait de Jean, ch. 14, annonce la venue de l’Esprit-Saint. C’est le moment où le Christ donne la paix à ses amis, à tous ceux qui mettent en lui leur confiance et leur amour. Ces dernières paroles, prononcées le jeudi-saint sont invitation à la confiance, à la foi.

 

 

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Le premier mai, fête du travail, fête de Joseph artisan... On pourra lire le texte de la déclaration du Mouvement mondial des travailleurs chrétiens

 

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Le 9 mai, une délégation de 100 chrétiens du diocèse partira pour Lourdes, au rassemblement Diaconia 2013. Pour favoriser la participation de celles et ceux qui ne se rendent pas là-bas, il est possible de recevoir en direct la plupart des moments de ce rassemblement ? Voir les renseignements communiqués par diaconia

 

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