Christ nous a libérés & inscrits au Ciel

14ème dimanche ordinaire

Christ nous a libéré et inscrit dans le ciel
 

Isaïe 66, 10-14 ; Galates 6, 14-18 ; Luc 10, 1-20

On retrouve le même type de réflexion dans la première lecture et dans l’Evangile. C’est une invitation à ne pas se tromper sur ce qui fait notre fierté : réjouissez-vous parce que votre nom est inscrit dans les cieux, conclut l’Evangile et non parce que vous avez fait des prouesses !. Paul, de son côté, dans sa conclusion aux Galates insiste sur sa fierté d’appartenir au “Christ crucifié”… Dès lors que l’on cesse de l’importuner sur des queues de cerises…

Ce dont il est question dans la lettre aux Galates, c’est l’immense déception de Paul de voir les communautés qu’il avait fondées se détourner de l’Evangile du Christ, Evangile de miséricorde, pour reprendre les anciennes pratiques rituelles. Certes la question de la circoncision n’était pas question secondaire mais ce n’est pas elle qui donne l’accès à la vie avec Dieu…: “Qu’on cesse de m’importuner avec ce genre de questions… je porte sur moi les coups reçus, les traces que j’appartiens au Christ”. Porter les souffrances avec le Christ, pour le Christ, c’est autre chose que d’avoir le bel habit liturgique ou la liturgie extraordinaire, ou je ne sais quel signe distinctif qui fasse remarquer qu’on est chrétien !

 

La mission que le Christ confie à ses disciples (72) est une mission positive, et non d’excommunication (relire la semaine précédente :“Pour qui le feu du ciel ?” http://arras.catholique.fr/page-33335.html ). La mission est d’annoncer la paix de la part du Seigneur. Ce premier dimanche de l’été, nous avons sans doute bien d’autres soucis que d’annoncer la miséricorde de Dieu pour chacun… Rien n’empêche d’y penser là où nous serons.

 

Nous sommes tous appelés à devenir des pierres vivantes, si possible des pierres qui attirent et non des pierres repoussoir. On a mission de soulager et de guérir, mission d’annoncer que le Royaume de Dieu s’est approché de ces gens-là. Ce fut l’attitude de Jésus qui ne condamnait pas les exclus, les pécheurs. Ise laissait approchait, allait à leur rencontre. Il nous faut, nous aussi prendre ce même chemin. Ce temps de ‘lété peut être l’occasion de faire le point sur nos pratiques habituelles, et, s’il le faut, de redresser c chemin sans doute tordu.

 

La première lecture de ce dimanche est tirée de la dernière partie du livre d’Isaïe. Isaïe invite à la joie, car les jours de deuil, pour Israël sont derrière. Puissions-nous être avec les mêmes paroles pour annoncer qu’il y a encore un avenir aujourd’hui malgré tous les soucis, toutes les difficultés et les crises que nous traversons. Bon été E.H.
 

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