Mes yeux ont vu ton salut... lumière des nations

Présentation de Jésus au Temple

Malachie 3, 1-4 ; Hébreux 2, 14-18 ; Luc 2, 22-40.
La Présentation de Jésus au Temple est une fête qui “prime” sur le dimanche ordinaire. Au-delà du rappel de ce que Luc rapporte dans son Evangile, c’est pour nous l’occasion d’aller à la rencontre de Jésus Lumière et salut pour le monde.
De nombreux thèmes sont accrochés à cette fête.


La première est celle de l’offrande, offrande de Jésus au Temple, selon la loi de Moïse qui voit en tout premier-né un don de Dieu que les parents doivent racheter. Cette présentation au Temple n’était pas requise… Luc le rapporte pour indiquer le zèle avec lequel les parents de Jésus s’acquittent de la tâche qui leur est confiée. Le lévitique précise seulement le rite de purification concernant la mère, quarante jours après la naissance. Mais Luc rapporte en détail le fait que l’on présente Jésus. C’est à ce rite d’offrande que Jean Paul II a accroché la célébration des vœux pour les personnes consacrées, offrande et action de grâce jusqu’alors fête le 21 septembre, autre fête de la Vierge Marie.

 

A l’occasion de la présence de Jésus au Temple, Luc signale la rencontre avec le vieillard Syméon, le premier qui présente Jésus lumière des nations, lumière du monde. C’est déjà la visée universaliste –et non nationaliste- que Luc exprime ici. C’est une caractéristique de l’Evangile de Luc : Jésus venu pour tous… Il faudrait ici relire les derniers chapitres du livre d’Isaïe, où le Seigneur invite toutes les nations sur sa montagne… Cela nous concerne aujourd’hui car il nous revient aujourd’hui de continuer de porter la lumière de Jésus à toutes les nations, à, commencer par ceux dont nous sommes proches… Syméon évoque aussi le mystère pascal que constitue la mission de Jésus auprès d’Israël : Jésus par sa mort et sa résurrection, provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.


Le thème de la rencontre avec Jésus se poursuit avec la présence de Anne, veuve pieuse : elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Encore une attitude qui pourrait être la nôtre, celle de l’action de grâce et de la proclamation de Jésus.

 

Anne comme Syméon témoignent d’une attitude d’espérance. Comme eux il nous appartient de vivre dans l’espérance active que Jésus soit reconnu comme lumière, source de vie et salut. Au cours de cette journée, nous pouvons demander au Seigneur la grâce de le rencontrer, la grâce de l’union avec Lui dans l’offrande, afin de devenir comme Lui lumière du monde. C’est à nous aussi que s’adresse la lettre de Paul : vous n’êtes pas dans les ténèbres. Tous, vous êtes des fils de lumière, des fils du jour.

 

Il est utile de reconnaître avec les pères de l’Eglise que l’Evangile de l’enfance n’est pas une simple petite histoire, une suite de petits récits, mais c'est comme un mini-évangile, un évangile en petit de ce que sera la vie de Jésus quand il se révèlera au monde. E.H.
 

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