Pentecôte

Fête du don de l’Esprit et début de la mission

 

Actes 2, 1-11 ; Galates 5, 16-25 ; Jean 15,26-27 et 16, 12-15

L’attitude qui convient, à la lecture des textes du dimanche de pentecôte, c’est l’action de grâce, le merci à Dieu.


Merci tout d’abord pour le don de Jésus-Christ, homme parmi les hommes qui a révélé l’amour de Dieu envers nous, Jésus, Christ qui vit au cœur de notre humanité, préférant les malades et les pécheurs aux bien-portants. Un Christ rejeté pour avoir voulu le bien et offert le pardon aux pécheurs.


Merci pour les disciples qui l’ont suivi et ont porté aux quatre coins du monde ses actes et ses paroles.

 

Merci à l’Esprit qui nous a été donné.

Nous pouvons constater qu’il n’y a pas de description ni de définition de l’Esprit-Saint dans le récit de Pentecôte. Tout au plus une comparaison : c’est "comme" un souffle de tempête, "comme" des langues de feu. Ce faisant, Luc nous oblige à relire le don de l'Eprit avec Moïse, dans l’ancienne Alliance, au livre des Nombres, 11, 16-29. Il y est déjà question du don de l’Esprit sous forme de feu pour les 70 anciens.

L’anecdote rapporte aussi que, pour ces 70 présents à l’assemblée, cela ne dura pas à longtemps, tandis que deux absents…reçurent eux aussi le même Esprit et ceux-là, durèrent dans leur mission… Petite anecdote qui laisse entendre qu’on n’enferme pas l’Esprit-Saint selon nos catégories, qu’elles soient canoniques ou scolastiques. Le vent souffle où il veut… et toi tu entends sa voix !

 

Le récit de Pentecôte dans les Actes est bien plus long que les quelques lignes qui nous ont été données dans le missel romain. On y entend le discours de Pierre qui fonde les premiers enseignements sur le Christ venu, crucifié et que Dieu a ressuscité. On y voit aussi la naissance de la (des) première communauté chrétienne avec des gens de toutes origines. Par le baptême ils reçoivent le pardon des péchés et le don de l’Esprit. Rendons grâce pour ces premiers porteurs de Dieu, porteurs d’Esprit par qui est venue, jusqu’à nous, la Bonne Nouvelle que Dieu s’est fait proche de nous.

 

Enfin, de même qu’il y a deux mille ans, la Parole a été proclamée et reçue, de même aujourd’hui, elle est proclamée, entendue et reçue. Chacun de nous doit pouvoir faire mémoire maintenant de ce qu’il a vu, de ceux qui ont fait cette rencontre avec Jésus et son Esprit. Il serait trop long de rapporter les multiples initiatives de catéchèse à tous les âges de la vie, de la petite enfance au baptême des adultes.

 

Personnellement je me réjouis pour les témoignages des catéchistes, lus ou entendus cette semaine, qui l’expliquaient leur joie de voir les enfants accueillir et être transformés grâce à la Parole transmise dans la catéchèse par modules. Je me réjouis et rends grâce à Dieu.

 

De même je me réjouis et rends grâce pour ces témoignages reçus à propos des maisons d’Evangile. Il se passe là quelque chose, dans le diocèse et en d'autres lieux, qui ressemble à la parabole du semeur (Matthieu 13) : le Christ- semeur sème sans compter et du grain tombe, ici, là et ailleurs, et à la moisson c’est cent ou soixante ou trente pour un grain.

 

Que chacun de nous puisse rendre grâce pour tout ce qui pousse et participe à manifester le Royaume au milieu de nous. Bonne fête de Pentecôte.
Abbé Emile Hennart
 

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