Le prix de la vie

22ème dimanche ordinaire

Dimanche 3 septembre 2017 -  22éme dimanche ordinaire

Jérémie 0, 7-9 ; Romains 12, 1-2 ; Matthieu 16, 21-27

Dans les récentes réflexions du pape François, il faut entendre ces commentaires : “Il ne faut pas méditer les pages finales de la Bible (l’Apocalypse), « de manière abstraite ». « Essayez de penser aux visages des enfants apeurés par la guerre, aux pleurs des mères, aux rêves brisés de tant de jeunes, aux réfugiés qui affrontent de terribles voyages, et qui sont exploités parfois… La vie, malheureusement, c’est aussi ça. » Or, a-t-il insisté, « il y a un Père qui pleure avec nous ; il y a un Père qui verse des larmes d’infinie miséricorde pour ses enfants ». Face à ceux qui pensent que la vie n’a pas de sens, a-t-il encore affirmé, « nous, chrétiens nous croyons qu’à l’horizon de l’homme, il y a un soleil qui resplendit pour toujours ». « Nous sommes des gens qui appartiennent au printemps plutôt qu’à l’automne. »

 

En parcourant les lectures de ce 22ème dimanche du temps ordinaire, nous entendons Jérémie se plaindre de devoir toujours annoncer violence et dévastation. Mais il ne peut s’empêcher de continuer à parler. Cela peut interroger aussi chacun de nous au moment de la “rentrée” : les dictatures qui se prolonge en Afrique subsaharienne( ex Afrique noire), des populations soumises aux attaques de Daech,  La sécheresse ici, les inondations là-bas et cette impression d’un monde qui doute de où il va. Le croyant, comme le prophète peut interroger Dieu sur ce qui se passe… mais il doit continuer à proclamer que Dieu ne l’abandonne pas.

 

Pensons un instant à cet apôtre Pierre dans l'Evangile, qui reçoit les remontrances de Jésus. Il croyait avoir bien parlé, dimanche dernier, et le voici traité de démon par Jésus. Il est vrai que Jésus annonce un temps de catastrophe avec l’arrestation la passion et la mort qui se profile à l’horizon. Or Jésus ne change pas de chemin ni d’idée. Il continue et invite même ses disciples à porter chacun sa croix.

 

Ce n’est donc pas au gré des vents changeants que nous devons orienter notre présence au monde. Le disciple poursuit sa route à la suite du Christ. La suite de Matthieu nous montrera les oppositions de plus en plus grandes entre Jésus et ses adversaires. Pourtant nous voyons Jésus continuer le même enseignement aux petits de son temps : qui est le plus grand dans le Royaume, la brebis égarée, l’ouvrier de la onzième heure etc.

 

En ce premier dimanche de septembre, vérifions quel est notre regard et plus encore notre désir de suivre Jésus sur le chemin. C’est à nous qu’il appartient de témoigner, encore et toujours, de l’amour miséricordieux de Dieu pour ceux qu’il nous est donné de croiser en ce temps de rentrée. EH

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