Que cherchez-vous ?

2ème dimanche du temps ordinaire.

1 Samuel, 3, 3-19 ; 1 Corinthiens 6, 13-20 ; Jean 1, 35-42

 

La première lecture évoque l’appel du jeune Samuel. Cette lecture a été choisie en rapport aux premiers appels des apôtres racontés dans l’Evangile de saint Jean. Avec le jeune Samuel, il y a l’ancien, Eli. C’est lui qui va guider le jeune Samuel sur le chemin de découverte de Dieu. “Samuel ne connaissait pas le Seigneur”, il n’avait pas encore fait l’expérience mystique de cette rencontre. A la suite d’Eli il nous appartient de proposer à plus jeune de découvrir la proximité de Dieu avec lui. Cela nous arrive-t-il, de temps à autre de nommer cette rencontre : Il y a quelque chose de Dieu dans les événements de ta vie ; le Seigneur t’appelle.

 

La foi ne tombe pas sur quelqu’un par hasard, elle est bien souvent le fruit d’un accompagnement. Ainsi telle famille qui se retrouve pour la célébration une semaine avant Noël : ce fut une joie pour la plus jeune (et les autres) de voir combien le prêtre était proche et leur donnait envie de prier Jésus qui vient. Cela a donné envie au papa et aux enfants de se parler dans l’Eglise. A chacun de trouver les occasions de dialogue qui fasse grandir le désir de la rencontre avec Dieu, comme ce fut le cas pour Samuel et Eli. Il ne s’agit pas seulement de parler de Dieu, de Jésus. Il s’agit aussi de donner envie de Lui parler : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute”. Sans être dans le même univers religieux qu’il y a trois mille ans, il est possible de faire ensemble cette expérience de découvrir Jésus proche et qui nous parle au cœur.

 

L’histoire de la rencontre des premiers apôtres, selon Jean est du même ordre. Il y a le baptiste qui est là pour orienter des disciples. Jean va très vite disparaître. Il n’a pas dit beaucoup de paroles. IL avait pour mission de tracer le chemin par son enseignement et il a su donner l’orientation vers celui qui est l’agneau de Dieu. Le reste, c’est déjà ce qui se passe dans le dialogue entre quelques disciples et ce Jésus qui passe au bord de la rive. Rien d’extraordinaire, rien que des paroles convenues lors d’une première rencontre : “Où est-ce que tu habites ? … Venez et voyez !” Quand on aborde cet évangile de Jean, il n’y a pas de mystère à expliquer, sinon celui de la rencontre. Ce qui se passe là, est-ce que cela ne se passe pas aussi avec nous dans nos rencontres ? Cela suppose qu’il y ait déjà le désir de la rencontre. Le reste viendra … tout comme cela se passera à Emmaüs, trois ans plus tard : “Notre cœur n’était-il pas brûlant tant qu’il nous parlait en chemin ?”.

 

Au début de cette année nouvelle, puissions-nous découvrir que Jésus passe encore sur nos chemins. Dans les temps de fête, comme dans les temps plus compliqués, il est là à côté de nous. C’est quelque chose de ce genre que devait ressentir Paul quand il écrivait aux chrétiens de Corinthe : “Vos corps sont les membres du Christ”. Connaissant les Corinthiens, nous pouvons deviner qu’ils n’ont pas tout compris des paroles de Paul, même s’il essayait de les nourrir avec du ‘petit lait’ ! Paul a pourtant osé leur dire cette relation intime entre Jésus et nous. Prenons ce même chemin pour comprendre que Jésus reste proche de nous aujourd’hui, que nous soyons en famille, avec des migrants, au travail ou, tout simplement, proche de tel ou tel malade dont on tient la main. EH

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