Je suis la résurrection et la vie.

5ème dimanche de carême

Dimanche 2 avril 5ème dimanche de carême

Ezéchiel 37, 12-14 ; Romains 8, 8-11 ; Jean 11, 1-45.

 

Comme la plupart des dimanches de carême, c’est à nouveau un texte de Jean que nous sommes invités à entendre et à méditer. L’évangile concerne Lazare appelé à sortir du tombeau ; il s’agit aussi de Marthe et Marie appelées à exprimer leur foi et leur confiance. Il faut aussi retenir que ce récit, Jean le situe juste avant la semaine où le Christ sera arrêté, condamné exécuté et où il ressuscitera. Au-delà de la succession des évènements tels qu’ils sont lus, il vaut la peine de penser à St Jean qui a agencé d’une certaine manière son Evangile, pour donner à penser, pour donner à croire.

 

Son Evangile ne s’dresse pas d’abord aux gens qui ont accompagné Jésus ou Lazare dans les années 30, mais les chrétiens des années 90-100, eux qui sont confrontés à la mort, à la persécution, mais aussi à l’espérance d’un retour de Jésus. Il faudrait ici relire les quelques lignes du début de l’Evangile de Jean, où il parle de celui qui vient de Dieu. Il y est question du combat de la lumière et des ténèbres. La Vie était la lumière des hommes. Ceux qui l’ont reçue, ceux-là peuvent devenir enfants de Dieu. Alors l’histoire racontée au ch. 11 de Jean n’est pas uniquement l’évènement qui arrive à Lazare, mais l’évènement que chacun est amené à traverser : passer de la mort à la Vie, devenir membres de la famille de Dieu, parce que Dieu l’a voulu et que Jésus l’a manifesté.

 

La multiplicité des personnes inscrites dans cet évangile est l’occasion pour Jean de faire que naisse et grandisse la parole de confiance de Marthe-et des premiers chrétiens-. Cette parole croyante grandit dans l’héritage de l’ancien Testament, du premier siècle surtout. Les proches de la famille de Lazare affirment leur foi, mais ceux qui résistent à Jésus sont aussi présents et refusent la foi en la résurrection. Ils ont peur de l’armée romaine et du pouvoir… et ils ne se rendent pas compte que l’Evangile est appelé à dépasser leurs mesquineries pour devenir bonne nouvelle aux païens, d’Ephèse, de Corinthe ou de Rome. L’évangile de Lazare n’est pas seulement l’annonce de la mort de Jésus mais aussi l’annonce que nombreux seront les croyants autour de Jésus, ceux qui reçoivent sa Lumière et sa vie.

 

Les deux autres lectures sont éclairées par le récit de l’Evangile, Ezéchiel d’une part, Paul aux Romains d’autre part. Notre prière peut être ainsi destinée à l’Esprit-Saint, selon Paul : celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en nous… et il donnera à nos corps mortels d’avoir part à la vie de Jésus. EH.

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