Veillez et tenez-vous prêts pour la venue du Seigneur.

1er dimanche de l'Avent

1er dimanche de l’avent. Année A, Evangile de Matthieu

Isaïe 2, 1-5 ; Romains 13, 11-14 ; Matthieu 24, 37-44

 

Avec ce dimanche commence une nouvelle année liturgique. On y retrouvera le chemin habituel : temps de l’Avent, temps de Noël temps ordinaire ; temps du carême, Pâques, puis le temps de la Pentecôte puis à nouveau temps ordinaire. Cette manière de découper le temps sur une année est une manière de parcourir le chemin de Jésus et de sa vie, il y a deux mille ans. Ce parcours symbolique est une manière de méditer sur la vie de Jésus au cœur de notre humanité.

 

Après avoir parcouru l’évangile de Luc, appelé aussi évangile de la miséricorde, nous aurons l’occasion de parcourir Matthieu. Bien des commentateurs ont parlé de l’Evangile de Matthieu comme celui de l’Eglise. Il a probablement été rédigé à Antioche de Syrie dans les années 80. On notera un fort enracinement de cet Evangile dans le premier Testament, avec les nombreuses citations de l’accomplissement. En Jésus, les Ecritures sont accomplies. En même temps c’est dans cet évangile qu’on trouvera les paroles les plus dures contre le judaïsme officiel du temps de Jésus (cf. ch.23). Ces pages de contestation sont sans doute la trace des conflits entre la communauté judéo-chrétienne naissante et les opposants juifs. Oser reconnaitre en Jésus l’héritier de l’Ancien Testament, qu’il était le Messie annoncé n’et pas une mince affaire.

 

Pour ce premier dimanche de l’avent, nous commençons la lecture de l’Evangile par la fin, au chapitre 24, avec une invitation à rester en éveil : Veillez car vous nous savez pas quel jour le Seigneur vient… Tenez-vous prêts…. Au départ de la réflexion de Jésus se trouve la réflexion des disciples sur l’éventuelle destruction du Temple hérodien de Jérusalem. Le Christ fait glisser la réflexion sur l’éventualité d’une multitude de faux prophètes, chacun venant dire qu’il est le Messie… C’est dans ce cadre qu’il faudra annoncer la Bonne Nouvelle.

 

Dans ce cadre, l’appel à la vigilance aujourd’hui  consiste à ne pas se laisser trouble par la multiplication des courants qui se disent envoyés de Dieu et qui nient l’obligation du marcher à la suite du Christ (sa manière d’être auprès des petits gens et des pauvres, son regard critique à l’égard des gens d’en-haut…), qui remettent en cause le pape quand l invite à l’unité du genre humain, quand il provoque à porter attention aux victimes d’une société marquée par l’argent etc. (penser à Lampedusa, à l’accueil de réfugiés à Rome, etc.). Veiller, c’est être actif, tout comme l serviteur qui attend le maitre à son retour (début du ch. 24). Dans le même esprit on peut comprendre l’extrait de la lettre aux Romains comme une invitation forte à rejeter les œuvres de ténèbres, à revêtir les armes de la lumière. Ce n’est donc pas le moment de nous extraire des réalités de ce monde, mai de bien discerner où le Seigneur nous attend.

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