Carême 2014. Mercredi des Cendres le 5 mars

Les piliers du Christianisme: l'assemblée, la générosité envers les pauvres...

Quels sont les piliers du christianisme.


 Au cours d’une rencontre interreligieuse, il avait été demandé aux musulmans de préciser les piliers pour leur religion. Ils sont au nombre de cinq a-t-il été répondu : La profession de foi, la prière, l’aumône, le jeune, le pèlerinage Quelques minutes plus tard il était demandé aux chrétiens de s’expliquer à leur tour. La réponse fut moins immédiate. Il fut d’abord rappelé les dix commandements. Mais cela est encore trop « général ». Qu’aurions-nous répondu ?

 

Le pilier, le fondement de la foi chrétienne ne serait-il pas plutôt l’assemblée, l'assemblée eucharistique qui rend grâce à Dieu, l’assemblée autour de Jésus-Christ.

Dans la démarche « aller au cœur de la foi », proposée par l’Eglise de France en 2003, n’y avait-il pas appel à revisiter la veillée pascale, la marche des chrétiens vers le Christ ressuscité.


Les premiers chrétiens avaient fait de l’assemblée dans leurs maisons, autour du pain partagé, le mémorial du Christ mort et ressuscité pour nous. Participer à l’assemblée constitue hier comme aujourd’hui encore le signe de la foi chrétienne, ce qui soutient la foi des baptisés. Le renouveau liturgique a multiplié les lectures bibliques pour nourrir les assemblées, il aussi voulu modifié les prières eucharistiques pour qu’elles développent une dynamique d’action de grâce au souffle de l’Esprit, l’assemblée devenant un seul corps, le Corps du Christ, par la communion.

 

Les papes successifs depuis Vatican II ont rappelé que l’œuvre de solidarité faisait partie intégrante de l’eucharistie. Le temps de l’Eglise rassemblée se continue dans l’Eglise envoyée, dispersée aux quatre coins du monde pour servir l’humanité, et l’on ne peut séparer ces deux temps, ils ne font qu’un, pour témoigner que l’Eglise est appelée signe et moyen de l’union à Dieu et de l’unité du genre humain. Il en va de la crédibilité de l’Eglise en ce XXIème siècle.

 

Le temps du carême est un temps favorable pour « revenir vers le Seigneur », entendre sa voix et y répondre. Les catéchumènes qui, depuis un an ou deux ont suivi l’initiation prévue par l’Eglise, vivrons les dernières étapes en vue de leur baptême en Christ dans la nuit de Pâques. N’est-ce pas l’occasion pour ‘revisiter’ et réveiller avec eux, en Eglise, notre foi au Dieu Père qui nous redit son amour en Jésus-Christ. Puisse l’Esprit Saint nous soutenir dans notre marche vers Pâques.
 

 

Emile Hennart

 

Le jeûne


signe de démarche de pénitence Cendres  
signe de démarche de pénitence
signe de démarche de pénitence
La lettre de Benoit XVI pour le carême 2009 insiste sur la dimension du jeûne, non sans avoir d’abord rappelé les trois pratiques pénitentielles très chères à la tradition biblique et chrétienne : la prière, l’aumône et le jeûne (Matthieu ch. 6, 1 à 18). On ne parlera pas de piliers du catholicisme, car il n’en est qu’un, qui est le Christ Jésus. « Le jeûne a comme ultime finalité d’aider chacun d’entre nous, à faire un don total de soi à Dieu. Que le Carême soit donc mis en valeur dans toutes les familles et dans toutes les communautés chrétiennes, pour éloigner de tout ce qui distrait l’esprit et intensifier ce qui nourrit l’âme en l’ouvrant à l’amour de Dieu et du prochain ». (Message du Saint Père pour le carême 2009)


Le temps au désert a souvent été présenté comme le temps du sacrifice et de la tentation. Peut-être aurions-nous à découvrir la finalité du temps au désert, que ce soit pour Moïse, le peuple choisi, Elie et Jésus-Christ : c’est du temps consacré pour aller à la rencontre de Dieu. La maladie du siècle est de n’avoir pas de temps, de courir après le temps… Prendre du temps et donner du temps, pour aller à la rencontre de Dieu et du frère peut être un bon exercice de conversion !

 

Le pape François dans son message pour le carême 2014 rappelle d'abord la nécessaire générosité envers les plus pauvres... à l'image du Christ. Une autre insistance est la nécessité de témoigner de l'Evangile reçu... Mgr Jaeger, dans sa lettre en début de carême insiste sur le sacrement de réconciliation (Lettre Eglise d'Arras n°5)

 
 

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