Gravity

Trait d'Union n° 1 Janvier 2014

TRAIT D’UNION

Paroisse Saint François d’Assise de Lens

http://arras.catholique.fr/stfrancoisdassisedelens

Attention nouvelle adresse !

N°1 – Janvier 2014

Gravity

Il y a peu de temps, plusieurs d’entre nous sont allés voir le film « Gravity » au cinéma. La relecture de ce film a permis de comprendre combien il est inspiré de l’Evangile selon Saint Jean, et tout particulièrement de la rencontre entre Jésus et Nicodème (Jn3). Cette relecture nous a aussi aidés à mieux saisir la raison du choix du nom « Maison Nicodème ». Le feuillet encarté consacré à l’actualité de la Maison Nicodème ce mois-ci explique plus en détail ces raisons. Le film insiste lourdement (l’adverbe est choisi) sur la question du poids. Pratiquement tout le film se passe dans l’espace, en apesanteur. En orbite autour de la terre, l’héroïne, Ryan STONE (pierre en anglais), semble flotter dans les airs. Pourtant cette femme porte un pesant fardeau : sa fille de quatre ans est décédée à la suite d’une chute (conséquence de la force de gravité). Accompagnée et sauvée par le commandant de bord qui donne sa vie pour elle, Ryan STONE va renaître. Elle va « revenir sur terre ». L’expression est à prendre au sens propre et au sens figuré. Elle réapprend à vivre. Désormais, elle ne fuira plus la réalité. Elle ne vivra plus en apesanteur, mais elle assumera sa vie avec son poids de souffrance, mais aussi avec toutes ses merveilles quotidiennes.

« Atterrir c’est décoller » lui avait révélé le commandant. Cette petite phrase anecdotique semble être la clé du film. Pour trouver le chemin du ciel, pour « décoller » dans la vie, il faut s’enraciner dans le réel. Il faut habiter la terre. Il faut, comme le Christ, oser Noël, oser l’incarnation. Accueillir le poids de l’existence. Il faut prendre en compte la vérité de son histoire, et aussi aider les autres à porter le sac de la vie, avec son lot de peines, de joies, toutes les responsabilités, toutes les charges. Bientôt nous partirons à Lourdes. Nous y apporterons une mosaïque représentant le tableau du Synode Provincial. Cette mosaïque sera constituée de plusieurs centaines de petites « stones ». Sur chacune de ces pierres, il y aura le prénom d’une personne rencontrée au cours de notre marche « Par un Pas de-Couleur ». Les prénoms gravés diront la gravité des vies. Au mois d’août, humblement, aux pieds de Marie, nous déposerons nos fardeaux et ceux que les gens portent. Devant la grotte, nous entonnerons des chants et nous dirons des « tonnes de prières » pour que tous s’émerveillent de voir leurs noms aussi gravés dans les cieux. (Lc 10,20)

Chers amis, au début de cette nouvelle année, je me permets ce vœu : Que pour vous et vos proches, 2014 soit une année Lourdes !

Abbé Xavier

Vœux de l’Equipe d’Animation Paroissiale

Chers amis, nous vous souhaitons une heureuse année 2014. Depuis la rentrée scolaire de septembre, en paroisse, nous essayons de nous rendre plus proches des personnes malades et handicapées. Ces vœux leur sont adressés en premier lieu. Amis dont la santé est fragile, nous souhaitons que cette année apaisera vos plus lourdes souffrances. Qu’elles soient physiques ou psychiques, puissiez-vous en être soulagés. Que de nombreux amis soient à votre écoute et deviennent ainsi le baume dont vous avez besoin. Que tout au long de cette nouvelle année, la joie et la paix habitent votre cœur. Que votre combat et votre sourire soient les signes de votre amour pour la vie et pour le monde.

Nous souhaitons à tous les paroissiens une année riche en rencontres. La richesse de ces rencontres ne consistant pas forcément dans leur nombre, mais dans la qualité des regards, des poignées de mains, des paroles échangées. Vraiment que 2014 soit pour chacun une année d’ouverture aux autres, et en particulier les personnes blessées par la vie. Heureuse année à tous !

Les membres de L’EAP

Dimanche Parole en fête

Il aura lieu le samedi 1er février à 17h30 à l’église Saint Edouard (jour de la messe animée par les jeunes). Rappelons que ce dimanche « autrement » a pour but de proposer à des personnes d’âges et d’horizons différents un rassemblement dominical de deux heures dans un climat convivial. Avec un partage de l’évangile du jour suivi d’une célébration de l’eucharistie.

Quelle chance ! Cette année, le 2 février (fête de la Présentation de Jésus au temple, appelée aussi Chandeleur) est un dimanche. N’ayons pas peur d’inviter largement. Pas seulement les familles des enfants catéchisés mais aussi celles qui ont de jeunes enfants et aussi les jeunes qui ont fait leur profession de foi l’année dernière, les confirmands, les jeunes confirmés, les catéchumènes, les recommençants, les nouveaux baptisés, les couples qui vont se marier ou qui viennent de se marier, les pratiquants habituels… pour fêter ensemble l’enfant Jésus, lumière du monde ! Et pourquoi ne pas mener une action «  crêpes » ?

Dimanche Parole en fête est une belle occasion de favoriser, rendre vivants et renforcer les liens entre tous dans la communauté paroissiale, comme nous y invite le projet diocésain d’évangélisation et de catéchèse : Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin les uns des autres pour grandir dans la foi. Cela nous concerne tous ! D’où l’importance de rendre vivants les liens dans la communauté locale et pour cela de donner des occasions de goûter une foi partagée ! (3ème orientation du projet diocésain de la catéchèse).

Annie

Dimanche de la santé

Cette année, le dimanche de la santé, célébré le 9 février à Saint Léger à 10 h 45, aura une saveur particulière ! Parce que les personnes que la maladie, l’âge ou la précarité fragilisent sont au cœur de notre démarche paroissiale. Et nous, nous sommes tous partenaires ! Et cela se voit : depuis le mois d’octobre, des personnes se sont mises en route pour suivre une formation qui leur permet de mieux accompagner les malades, d’autres sont venues découvrir la richesse de porter la communion, dans chaque clocher une personne relais est à votre disposition pour signaler telle ou telle personne malade de nos quartiers, le geste de l’envoi en mission de celles et ceux qui déposent les custodes sur l’autel est davantage mis en valeur, autour de Noël bien des personnes se sont senties moins seules, certaines ont pu venir partager la veillée de Noël et participer au repas fraternel, d’autres ont reçu une carte… Autant d’initiatives qui gagnent les cœurs et changent les couleurs de la vie des malades !

Alors cette année, nous serons plus nombreux encore à venir célébrer le Seigneur le dimanche ! Partout en France le monde de la santé est en fête ce jour-là ! Les professionnels et les bénévoles qui, à longueur d’année, sont au service des plus souffrants sont les bienvenus, ensemble nous porterons les intentions de ceux et celles qui se joindront à nous par la pensée et la prière.

Nicole

ACV Saint-Théodore

Association Culturelle pour la Valorisation de l'église Saint Théodore de Lens, telle est son nom, il est plus simple de dire ACV. Pourquoi créer une association ? D'architecture originale, l'église Saint Théodore, de par sa situation, évoque l'organisation de la plupart des cités minières : au milieu des maisons ouvrières, des écoles et leurs logements d'instituteurs, de la maison du médecin et de celle de l'ingénieur. Il nous a semblé important de conserver tout cet ensemble unique et révélateur d'une époque. En outre, l'église est située à 300m environ de l'entrée du Louvre-Lens. Le « parking de l'église » est rempli de voitures de toutes provenances, françaises et étrangères. C'est pourquoi, tout en demeurant un lieu de culte, l'église Saint Théodore pourrait aussi devenir un lieu de mémoire parmi d'autres, un lieu créateur pour animer un quartier et pour accueillir les personnes qui viennent visiter le Louvre-Lens et qui entrent dans une église dont les portes sont ouvertes. En 2013, outre les visiteurs de passage, nous avons reçu 11 groupes de 20 à 50 personnes à qui nous avons présenté le parcours spirituel du Louvre-Lens et les activités de l'association, journées du patrimoine, chorales, expositions de peinture, messes du Louvre-Lens, temps d'adoration, permanences… Les idées, ce n'est pas ce qui manque à notre petit groupe ! Tel est le projet de l'association ACV Saint-Théodore.

Chantal

Par un Pas-de-Couleur

Afin de récolter des fonds pour le pèlerinage à Lourdes, nous organisons une marche qui traversera le Pas-de-Calais. Cette marche partira de Lens le 16 mars et arrivera à Boulogne le 26 mars prochain. Le samedi 25 janvier 2014, de 10 à 12 heures, à la maison paroissiale, 11 rue Diderot, nous poursuivrons la préparation cette grande randonnée intitulée : « Par un Pas-de-Couleur ».

Au programme de notre matinée : découverte du parcours de randonnée, finalisation de la veillée, inscriptions pour les personnes souhaitant participer à la marche, informations pratiques et questions diverses.

Cette rencontre concerne toutes les personnes qui participeront à l’ensemble du projet, mais aussi celles qui ne souhaitent ou ne peuvent marcher que quelques jours. Elle concerne aussi toutes celles qui aimeraient participer à l’animation des veillées. Et donc… Venez nombreux !

L’équipe organisatrice

Journée mondiale du migrant et du réfugié

Pour la 100ème fois, la journée mondiale du migrant et du réfugié aura lieu le dimanche 19 janvier 2014. Le pape François a choisi le thème : « Migrants, réfugiés, vers un monde meilleur ». C’est l’équipe liturgique de Sainte-Barbe qui préparera cette messe pour les communautés où il y aura une eucharistie ce dimanche-là. Elle nous aidera à découvrir l’affiche, à être attentifs au message du pape qui invite à une attitude qui ait pour base « La culture de la rencontre », seule capable de construire un monde plus juste et plus fraternel, « Un monde meilleur », à prendre part à la prière universelle, et à repartir pour nous aider les uns les autres, même si ce n’est pas toujours évident, à grandir humainement et spirituellement, par la rencontre de l’autre.

La messe plus « officielle » aura lieu le samedi 18 janvier à 18 heures à Notre-Dame de Boulogne. Nous accueillerons une personne très proche des groupes de Roms des environs de Lens. Nous espérons la venue de la représentante de la communauté Rom. Nous le savons, c’est une situation complexe. Les avis sont partagés, mais nous devons nous efforcer d’aller au-delà des apparences pour rejoindre « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout, et de tous ceux qui souffrent. Car elles sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ… »

Abbé Michel

PS : pour plus de renseignements, consulter le site du diocèse d’Arras sur la pastorale des migrants.

 

 

Calendrier

Jeudi 9 janvier, à 14 heures à la maison Saint-Benoît,

et

Lundi 13 janvier à 19 heures à la maison paroissiale (11 rue Diderot) :

rencontre pour chercher les moyens de financer le pèlerinage à Lourdes. On pourrait se dire : « ce n’est pas pour moi, je n’en ai pas les moyens. » Ensemble, nous nous organisons pour que, mois après mois, chacun puisse y participer. Cette rencontre est proposée pour en parler, s’organiser et se donner les moyens d’y parvenir.

Samedi 11 janvier, à 16h30, partage de la galette des rois à la maison Saint-Benoît avant la messe célébrée à 18 heures.

Dimanche 12 janvier, à 10h45 messes des familles à Saint-Wulgan.

Mardi 14 janvier, à 14h30, rencontre amitié-espérance, salle Saint Joseph à côté de l’église Saint Wulgan Notre-Dame des Mines.

Mardi 14 janvier, à 14h30 à la maison paroissiale (11 rue Diderot), rencontre du Mouvement Chrétien des Retraités.

Samedi 18 janvier, à 18 heures à Notre-Dame de Boulogne, messe des nations (voir article ci-dessus).

Dimanche 19 janvier, de 15 à 17 heures, 11 rue Diderot, goûter de la nouvelle année organisé par les bénévoles de Brin de Causette.

Samedi 25 janvier, à 10 heures à la maison paroissiale, réunion de préparation de la grande randonnée « Par un Pas-de-Couleur ». Voir article ci-dessus.

Samedi 1er février, à 18h30 à Saint-Edouard, messe animée par les jeunes et célébration Parole en fête au cours de laquelle plusieurs jeunes effectueront leur dernière étape de préparation au baptême.

Dimanche 2 février, fête de la vie consacrée célébrée à 10h45 à Saint-Léger.

Mardi 4 février, de 19 à 21 heures, à la maison paroissiale (9 rue Diderot) seconde réunion d’information pour les personnes intéressées par le pèlerinage paroissial à Lourdes en août prochain.

Samedi 8 février, à 19 heures, salle Jean Nohain, soirée familiale organisée par l’aumônerie de l’enseignement public.

Dimanche 9 février, messe de la santé à 10h45 à Saint-Léger. Voir article.

 

 

 

 

Maison Nicodème « Dieu a tant aimé le monde… »

Lieu-source diocésain – 9 rue Diderot à Lens

LA MAISON NICODEME est un des lieux source souhaités par Monseigneur Jaeger, évêque du diocèse d’Arras. A ce titre, la maison est un outil au service de tous les acteurs pastoraux du diocèse. Située dans le centre-ville de Lens, elle porte plus particulièrement des projets d’évangélisation concernant la culture, la famille, la solidarité et les jeunes.

POURQUOI LE NOM « MAISON NICODEME » ?

Qui est Nicodème ?

Au fond de la cathédrale de Saint-Omer est exposé un magnifique tableau de Rubens. Nicodème est l’un des personnages du tableau. L’Evangile écrit par Saint Jean fait référence à ce passage (Jn 19, 38-42). Le tableau est très sombre, et la seule lumière provient de Jésus mort. Nicodème est assis sur l’échelle. On le reconnaît grâce à son turban de pharisien. C’est un notable. Rubens a voulu exprimer le passage qu’a vécu Nicodème. Il est passé des ténèbres à la lumière, de la nuit au jour. Il faut en effet comprendre le chemin qu’a fait cet homme. Au début (Jn 3, 1-21), c’est un pharisien, c’est-à-dire un homme religieux très inflexible : « La loi c’est la loi ! » Seule la Loi de Moïse compte ! En faisant la rencontre de Jésus, il va comprendre que la vraie Loi, c’est l’amour. Que l’on n’atteint pas Dieu par la Loi, à force de bonnes actions… Mais que l’on est aimé par Dieu, et qu’il nous permet de répondre à son amour en nous donnant les commandements auxquels chacun est libre d’obéir. Nicodème est venu de nuit, sans doute parce qu’il ne veut pas que cela se sache. Mais la nuit ici a aussi une valeur symbolique. C’est son cœur, son esprit, sa vie qui sont encore dans la nuit. Toutes ses connaissances et toutes ses richesses (c’est un notable) ne donnent pas le sens de sa vie. C’est la rencontre avec Jésus qui va tout chambouler. Il va renaître ! Mais cette fois, il va naître par l’Esprit. Il va comprendre le sens de l’existence. Pour vivre heureux et découvrir le vrai Dieu, il faut se laisser bousculer par l’Esprit d’amour qui oblige à donner sa vie pour ceux qu’on aime. Donner sa vie même pour ses ennemis. Nicodème l’a compris. Membre du Sanhédrin, c’est-à-dire du conseil des 70 responsables de la communauté juive, il dénonce l’injustice du procès fait à Jésus (Jn 7, 40-53). Alors que le tribunal condamne Jésus à la peine capitale, Nicodème ose prendre la parole. Il risque d’être exclu de la communauté juive et de perdre son statut. Il prend le risque. Il était dans la peur, il est devenu courageux. Plus tard encore, Nicodème ose demander l’autorisation de décrocher le corps de Jésus. Cette fois il a totalement basculé. Il est devenu le disciple du Christ. Sur le tableau de Rubens, Nicodème est habillé d’un vêtement blanc, le vêtement du baptême, sans doute pour signifier qu’il a vécu la renaissance dans l’Esprit dont il avait débattu avec Jésus (Jn 3,5). Par le jeu des couleurs, ici le blanc, on comprend que Nicodème ne fait qu’un avec Jésus. Il est devenu son disciple. Le tableau est très sombre, mais Nicodème est déjà dans la lumière du « grain de blé qui tombe en terre pour porter du fruit » (Jn 12,24). Le véritable Maître s’est abaissé pour que le disciple soit élevé. Nicodème tente de retenir le corps de Jésus afin qu’il ne tombe pas alors qu’on le décroche de la croix. Mais ne serait-ce pas plutôt le Christ qui devient le siège, le trône céleste sur lequel le disciple est maintenant assis ?

Pourquoi « Maison Nicodème » ?

Nous voulons que ce lieu soit la maison de tous. Le mot « maison » sous-entend de l’accueil, de la chaleur, de la convivialité, de la fraternité. Nous formons une même famille. La maison est un lieu de partage (repas, discussions, rencontres…), de repos (jeux, jardin, hébergements,…), d’étude (bureau, bibliothèque, conférences, expositions,…), de méditation (oratoire, temps de prière et de célébration…). En fait, cette maison devient la maison de toutes celles et de tous ceux qui désirent être accompagnés pour passer de la nuit au jour ! C’est-à-dire passer de convictions trop bien établies à la capacité de cheminer en osant chercher la vérité sur les choses, les gens, sur Dieu et sur soi-même, en comprenant que cette quête n’est jamais finie. Qu’elle n’est possible que dans la rencontre des autres, et en particulier des pauvres, car les plus humbles savent mieux que quiconque que rien n’est jamais acquis. Jésus ose dire : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». La Maison Nicodème veut permettre à chacun de faire un bout de chemin pour découvrir la vérité de Jésus. Dans le texte de la rencontre avec Nicodème, le mot « vérité » est écrit 7 fois (Amen : autre façon de signifier « en vérité »). Il y a donc une grande insistance sur l’importance d’être en vérité… Comme Nicodème, passer dans la lumière de la vérité. Dans la première rencontre entre Jésus et Nicodème, il y a cette phrase : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils. »

Le début de cette phrase « Dieu a tant aimé le monde » devient notre devise, un appel à aimer le monde et non pas à juger le monde. Jésus meurt en croix. Il est élevé sur un bois qui rappelle le serpent de bronze que Moïse avait élevé pour guérir les personnes mordues par les serpents. En regardant ce serpent de bronze, les personnes étaient guéries. Pour les chrétiens, c’est le Christ exposé sur le bois de la croix qui guérit de toutes les morsures du péché (vol, trahison, mensonge,…). En descendant dans la mort, il prend sur lui tous les péchés qui conduisent à la mort, et ainsi il élève les âmes vers le ciel. Ainsi, elles renaissent… Jésus parle de l’Esprit. C’est lui qui inspire et fait vivre. L’Esprit de Dieu est comme le vent : il est invisible mais il est perceptible. Certaines choses qui existent ne se voient pas. Il s’agit donc de croire sans voir.

En résumé

La Maison Nicodème est donc un lieu d’accueil et de fraternité, un lieu où, pauvres mais ensemble, chacun fait l’expérience d’une renaissance, d’un passage, d’une transformation intérieure. La maison est un lieu de rencontre où l’on apprend à accueillir l’Esprit qui souffle et qui envoie où il veut ! Comme Nicodème ayant rencontré le Christ qui donne sa vie, nous voulons partir vers le monde pour l’aimer et le servir !

LE LOGO DE LA MAISON NICODEME

Nous présentons ici le logo de la Maison Nicodème. Créé par Adèle Valour, élève en terminale Bac Pro communication et graphisme du lycée Saint Paul de Lens (année 2013-2014) et dont le projet a été retenu, ce logo dit combien la maison Nicodème fait confiance à la jeunesse.

« Dieu a tant aimé le monde… ». Ce début de verset est tiré des paroles que Jésus dit à Nicodème lors de leur rencontre nocturne (Jn 3, 16). Cette phrase est la devise de la maison. Elle dit notre foi en Dieu et en son amour pour le monde. Comme le dit la suite du verset, nous croyons en un Dieu qui « a donné son Fils non pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé ». A travers cette phrase, nous voulons souligner notre volonté d’accueillir le monde tel qu’il se présente et le regarder avec espérance. Celles et ceux qui franchissent le seuil de la maison ne sont pas jugés, mais aimés. Tout est dit… Et tout est à vivre… D’où les points de suspension !

Rappelons que la maison est le lieu de vie des familles. La Maison Nicodème est à leur service. Soulignons aussi qu’une lettre fait l’unité entre les deux mots. Le « I » de Maison et celui de Nicodème sont unis. C’est une manière de dire que les personnes (les Nicodème d’aujourd’hui) sont les pierres vivantes de l’édifice. Chaque prénom compte. Ce « I » est en forme de croix. La croix est centrale. Elle est sombre en terre et de plus en plus lumineuse au fur et à mesure qu’elle monte vers le ciel. Par la croix du Christ, l’Eglise, priante et agissante, emmène le monde et les hommes vers la maison du Père. La croix est lumineuse, brûlante. C’est un feu pour la terre. Elle est comme un phare. N’est-ce pas la vocation d’un lieu source que de donner des repères ? A l’instar de Nicodème présent pour Marie au moment de la désolation, nous voulons humblement nous rendre proches de celles et ceux qui ont besoin de réconfort. Avec et pour eux, nous voulons brûler de charité.

Au-dessus de la croix, discrète, presqu’invisible, une flamme dit notre désir de concret et le souci du détail. Nous mettons « les points sur les i » pour affirmer que les projets menés par la Maison Nicodème doivent être cohérents et suivis. La flamme est dans le ciel. Elle est légère comme une plume d’oiseau. L’Esprit descend avec douceur. Cet Esprit ne connaît pas de limite, la flamme de la Pentecôte ira se poser où bon lui semble. Nous n’avons pas la mainmise sur l’œuvre de Dieu. « Le vent souffle où il veut et toi tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. » (Jn 3, 8)

En haut, deux traits forment une pointe et évoquent à la fois les terrils de la région, la pyramide du Louvre et la forme d’un livre ouvert. La Maison Nicodème veut servir L’Evangile en se mettant à l’écoute et au service des cultures et des arts. Ces deux traits en forme de triangle symbolisent aussi le toit de la Maison Nicodème. Sous la toiture, la charpente dessinée par la croix est solide. Les traits du toit sont rouges, comme pour rappeler la couleur des jolies tuiles typiques des toits du Nord. Mais ce rouge est surtout la couleur de l’amour. « Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures » dit Jésus à ses disciples (Jn 14, 2).

Le logo est donc trinitaire puisqu’on y discerne le Père (le toit), le Fils (la croix) et l’Esprit (la flamme). La pointe du toit est ouverte. La direction est donnée, il faut viser le Ciel. C’est à cet endroit précis du logo, entre les trois « Personnes », que le blanc marque la lumière la plus intense.

Ayant contemplé cette lumière, il nous faut poursuivre le chemin. Le « e » de Nicodème est déjà dehors pour annoncer l’Espérance qu’apporte le livre ouvert de la Parole. Ce livre est notre abri, notre toit, notre sécurité. Et si sa couverture repose sur le « e », c’est évidemment pour indiquer notre Envoi en mission !

Agenda et propositions

Jeudi 9 janvier, à 19 heures à la maison Nicodème (entrée 11 rue Diderot à Lens), atelier de lecture du « Livre des Demeures » de Sainte-Thérèse d'Avila.

Jeudi 16 janvier, à 19 heures à la maison Nicodème (entrée 11 rue Diderot à Lens), soirée mensuelle de découverte et d’approfondissement du livre « En famille avec Dieu ».

Brin de causette Accueil, écoute et réconfort pour rompre la solitude

Permanences le dimanche de 15 à 17 heures. Pendant la période des travaux de rénovation, pas de permanence assurée le mardi matin.

Prière des laudes, tous les mercredis matin à 8h15 à la chapelle de l’église Saint-Léger à Lens (place Jean Jaurès).

 

 

 

 

 

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