Rencontre avec Anne-Dauphine Julliand

Deux Petits pas sur le sable mouillé

Rencontre avec Anne Dauphine Julliand Rencontre avec Anne Dauphine Julliand  © C. Erouart L'église Saint Léger de Lens était comble. Le froid n'avait certes pas empêché de nombreuses personnes de venir écouter la conférence d'Anne-Dauphine Julliand, journaliste et mère de quatre enfants, sur la maternité et l'universalité de l'amour.

 

Il faut dire que son histoire et celle de Loïc, son mari, est connue, grâce à son livre : « deux petits pas sur le sable mouillé ». De quoi s'agit-il ? Anne Dauphine et son mari se promènent sur une plage quant elle remarque que sa petite fille, Thaïs, marche d'un pas un peu hésitant. Après  une série d'examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d'une maladie génétique, il ne lui reste que quelques mois à vivre. Elle était alors enceinte de sa seconde fille, Azylis, que tous deux choisiront de garder, essaieront de sauver grâce à une greffe de moelle osseuse ;  elle a maintenant 6 ans ¾ et est handicapée moteur.

 

S'écraser de douleur ou continuer de vivre, tels était leurs choix.

 

Anne-Dauphine a 40 ans, est mère de quatre enfants. A l'invitation de l'abbé Xavier, calmement elle s'assied à la table préparée devant l'autel et parle doucement dans le micro : Je suis une femme heureuse... et ce bonheur je veux le partager avec vous.  Et elle raconte. Là où beaucoup se seraient effondrés, Anne-Dauphine et Loïc ont décidé de continuer à avancer et comme des enfants, profiter de chaque moment. Elle promet à sa petite princesse : tu auras une belle vie, où tu ne manqueras jamais d'amour. 

 

L'amour. Ce mot est prononcé souvent au cours de cette soirée. Anne-Dauphine croit en la vie, au bonheur, à l'amour, il faut ajouter de la vie aux jours, ajouter de l'amour à la vie..........seul l'amour permet de continuer. A la question posée par l'abbé Xavier : « c'est qui Dieu, pour vous », Anne-Dauphine répond, Dieu c'est l'AmourCroire en Dieu n'empêche pas de souffrir, mais j'ai eu besoin de lui, c'est un allié, croire en Dieu c'est ma lampe frontale, ma façon d'éclairer le chemin, le voir différemment, et j'aimerais, ce soir, apporter à chacun une toute petite lampe frontale pour repartir. 

 

Anne-Dauphine ajoute : J'ai fait un voyage difficile, je veux vous proposer ma vision du bonheur, ce que j'ai reçu,  j'ai envie de le partager. 

 

Après un temps de silence pendant lequel chacun reprenait souffle, tout le monde s'est levé dans  un tonnerre d'applaudissement.

 

Chantal Erouart 

 

 

Article publié par Chantal Erouart - Délégué Communication de Lens-Liévin • Publié • 2381 visites