Dansez embrassez qui vous voulez

Inauguration de l'exposition temporaire du Louvre-Lens (5 décembre-29 février)

Dansez, embrassez qui vous voulez

 

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            Vendredi 4 décembre. Le monde de la mine fêtait sa patronne, Sainte Barbe. Le Louvre-Lens soufflait ses 3 bougies et inaugurait sa nouvelle exposition temporaire « Dansez, embrassez qui vous voulez ».

 

            Ce matin-là, le soleil inondait la structure en verre du musée, se montrant ainsi sous son meilleur jour. Après un temps d’accueil très convivial, nous nous sommes dirigés vers la rotonde à l’entrée de la galerie, guidés par une chanson : « Nous n’irons plus au bois les lauriers sont coupés, la belle que voilà la laiss’rons-nous danser ? ». Cette chanson, attribuée (à tort ou à raison) à Mme de Pompadour,  constitue l’introduction musicale de l’exposition, version créée à partir d’enregistrements de chanteurs-visiteurs du Louvre-Lens pendant les Journées Européennes du patrimoine 2015. 

 

            L’exposition s’articule en 7 salles thématiques, présentant, à travers tableaux, miniatures, sujets de la manufacture de Sèvres, airs d’opéra,  les fêtes et plaisirs d’amour au siècle de Mme de Pompadour. Laissons parler Xavier Salmon, commissaire de l’exposition :

 

            Après les dernières années du règne de Louis XIV, …..la France aspira à plus de liberté et de joie de vivre. Le temps de la régence libéra les idées et les mœurs…….Cette période de hardiesse, de gaieté et de fantaisie, voire de licence, fut aussi pour les arts un temps de nouveauté qui irradia l’ensemble du 18e siècle ».

 

            Et toujours sous la direction de Xavier Salmon, nous sommes passés de salle en salle, nous IMG_7169 IMG_7169  arrêtant devant certaines œuvres de Boucher, Fragonard, Gainsborough, Watteau, pour n’en citer que quelques uns inspirés par les noces, fêtes champêtres, fêtes plus libertines aussi ; La vie paysanne était représentée également, idéalisée. Un monde parfait, idyllique, fait d’amours délicats, de joie de vivre, fête galante dans laquelle la femme se laisse languidement, paresseusement, courtiser par un amoureux quelque peu libertin.

 

            Nous fûmes ensuite invités à découvrir les œuvres nouvellement exposées dans la Galerie du Temps dont la gratuité a été renouvelée cette fois encore, la culture pour tous oblige.

 

            La veille, François Pinault avait inauguré sa résidence d’artistes, à proximité du Louvre-Lens (mais aussi de l’église Saint Théodore). Les premiers artistes seront deux New-Yorkais, Melissa Dubbin et Aaron S. Davidson. Ils arriveront en janvier et séjourneront un an dans « l’ancien presbytère». Une nouvelle étape dans l’évolution du bassin minier.

 

Chantal Erouart

 

           

 

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