Louvre-Lens, mondes souterrains - 20000 lieux sous la terre

Nouvelle exposition du Louvre-Lens

 

Louvre-Lens. Mondes souterrains-20000 lieux sous la terre

 

 

Antoine Caron4281 copie Antoine Caron4281 copie  Le Louvre-Lens nous invite à explorer les mystères de ce qui se passe sous nos pas. Les habitués des expositions du Louvre-Lens seront un peu déroutés. Le sens de visite se fait à l’envers. Elle commence par une interprétation vidéo de la grotte de Platon, avant d’emprunter un couloir qui les emmène dans la pénombre. Une Sybille les accueille dans la beauté éclatante de son marbre blanc. La Sybille est une prêtresse de l’Antiquité aux pouvoirs divinatoires. Elle annonce la religion monothéiste qui va bouleverser le monde méditerranéen : le catholicisme. Se succèdent ensuite des œuvres qui évoquent à la fois des mondes angoissants et des mondes fascinants. L’angoisse, c’est par exemple la dernière demeure de nos défunts ou la violence du centre de la terre qui se manifeste par les volcans. La fascination, c’est la poésie qu’inspirent les décors naturels et fantastiques des grottes et des lacs souterrains. C’est aussi le talent des hommes préhistoriques.Les références littéraires jalonnent l’exposition : Virgile, Nietzsche, Pline l’Ancien, les Évangiles, etc.

 

La grotte est très présente dans les récits bibliques. Selon une gravure de Mantegna, Jésus est né dans une grotte.Le sépulcre de Joseph d’Arimathie est une grotte. Nicolas-Auguste Hesse (Mise au tombeau) et Antoine Caron (Résurrection) montrent clairement le tombeau de Jésus dans une grotte. À Lourdes, la Vierge est apparue dans une grotte. Elle est représentée dans une gouache de Marthe Flandrin.

 

L’exposition n’oublie pas que le Louvre-Lens est installé à l’emplacement d’un ancien carreau de fosse. Elle rend hommage aux mineurs, en particulier ceux de la catastrophe de Courrières de 1906.

 

En marge de l’exposition, les visiteurs ne doivent pas rater l’expérience en réalité virtuelle qui leur offre trois voyages inspirés d’un poème médiéval, de Victor Hugo et de Voltaire.

 

Jusqu’au 22 juillet.

Article publié par Chantal Erouart - • Publié • 274 visites