Interview de Bruno Duvergé

Député de la première circonscription du Pas-de-Calais

diverge diverge  Monsieur le député, vous êtes certainement bien connu de nos lecteurs. Vous avez été maire d’Hamelincourt et vous acceptez très volontiers de participer aux vœux de la paroisse ou de la mairie de Bucquoy, vous êtes présent aux conférences de l’AEP, et à bien d’autres manifestations. Pour toute cette attention à nos activités, nous vous remercions. Les rédacteurs de Regard en Marche ont souhaité en savoir davantage sur vous, votre parcours, vos aspirations.

Accepteriez-vous de vous présenter ?

Je suis né le 3 avril 1957 à Cambrai. J’ai donc 60 ans. À 7 ans, je suis allé à l’école communale de Blangy-sur-Ternoise. De la 6e à la terminale, j’ai suivi les cours du lycée Albert Chatelet à Saint-Pol-sur-Ternoise. J’ai ensuite intégré une école d’ingénieurs à Lyon, l’INSA, Institut national des sciences appliquées. De 1984 à 2007, en entreprise chez Hewlett- Packard, j’ai travaillé en région parisienne, à Grenoble, en Angleterre et en Californie. En 2008, j’ai été élu maire d’Hamelincourt et conseiller général du canton de Croisilles. En 2014, j’ai été réélu maire et conseiller départemental, puis vice-président du Sud-Artois en charge du développement numérique. En 2017, j’ai été élu député à l’Assemblée nationale à Paris.

Combien de fois vous êtes-vous présenté au mandat de parlementaire ?

La première fois en 2012 avec le parti du Modem, avec 4,7 % des voix ! Ma seconde participation, en 2017, s’est faite sous l’étiquette de la République en Marche et Modem.

Quel est le nombre de députés ?

577

Do nnez-nous votre première impression lorsque vous êtes entré au Palais Bourbon ?

C’est très émouvant, car nous ressentons une grande responsabilité: nous sommes les représentants de la Nation.

Où êtes-vous placé dans l’hémicycle ?

Je suis sur la 3e rangée, au n° 171.

Que contient la mallette qui vous a été remise ?

L’écharpe tricolore qui se porte près du col (côté rouge) pour les parlementaires. Le baromètre (insigne du député). Et différents livrets expliquant l’organisation des locaux, des services administratifs et financiers, ainsi que le règlement de l’Assemblée nationale.

Quels changements sont intervenus dans votre vie quotidienne depuis votre élection ?

Tout a changé. Principalement, l’emploi du temps qui est très chargé avec moins de liberté. Certains débats sont repris quelques fois trois nuits de suite.

Parlez-nous de votre équipe de collaborateurs et de vos attachés parlementaires ?

À la permanence à Ervillers : Belinda Contart (accueil du public), Carine Kumps, Jean-Marie Dupuis (pour les communes de la circonscription) et Jérôme Herbert (à Paris)

Comment vous organisez-vous pour couvrir votre circonscription qui compte 295 communes ?

Lundi matin, réunion d’équipe.

Lundi après-midi, je reçois sur rendez-vous ou je suis à Paris.

Mardi, mercredi et jeudi, je suis également à Paris.

Je rentre le jeudi en soirée ou vendredi matin.

Le vendredi, j’assure les rendez-vous sur la circonscription.

Les journées des samedis et dimanches sont consacrées aux manifestations, afin de rencontrer les élus et les associations.

Mon équipe organise des permanences mardi et jeudi sur les 295 communes de la circonscription avec un calendrier défini à l’avance.

Pourquoi avez-vous choisi votre lieu de permanence à Ervillers ?

C’est le lieu central sur la circonscription et le local est aménagé pour les personnes à mobilité réduite : nous disposons d’une salle de réunion et deux bureaux sont mis à notre disposition pour les personnes désirant utiliser l’informatique.

Les personnes qui prennent rendez-vous à la permanence et qui vous sollicitent, c’est à quel sujet ?

Pour du social, pour bénéficier d’aide au handicap. Mais c’est surtout des personnes qui ont des idées pour créer des entreprises, des chambres d’hôtes, qui veulent développer des projets, bénéficier de formations, etc. Je rencontre aussi des associations...

Quels sont les grands axes et projets que vous souhaitez développer durant votre mandat ?

C’est lié à la ruralité, à la réflexion sur la santé en milieu rural et les déserts médicaux ; rechercher comment développer la médecine en milieu rural, étudier les besoins des jeunes médecins pour faciliter leur installation ; poursuivre l’extension du numérique ; intensifier le développement économique sous toutes ses formes; encourager les énergies renouvelables ; développer le domaine culturel ; débloquer le gros dossier sur le canal Seine Nord en prenant en compte le développement du territoire.

Que représente pour vous le rôle du député ?

Le député a pour rôle de proposer des lois, tout en étant à l’écoute de son territoire. Evaluer l’impact des lois sur le territoire, par exemple: les contrats aidés. Vous noterez que suite à une enquête, la ministre a rajouté les petites communes dans la priorité pour les contrats aidés.

 

M. le député, nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions et nous vous souhaitons plein de succès dans ce difficile mandat.

 

 

                                                           PROPOS RECUEILLIS PAR DENISE HORNETZ

 

 

                                                                                                             Article de Regard en Marche

 

 

 

 

Article publié par Denise Hornetz - Espérance et Joie des Plaines de Bucquoy • Publié • 221 visites

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