Réfugiés à Calais....

Lors du démantèlement

Quelques photos de la situation à Calais

au moment du démantèlement des camps des réfugiés à Calais. Quelques photos sont aussi prises depuis ce qu'on appelle le "vestiaire" juste devant la maison paroissiale et maison de doyenné, le samedi qui a suivi les expulsions.  Ils sont environ 500 sur Calais. Ce qui montre bien que le "délogement" n'a pas résolu le problème !

Quelques photos de la manifestation de soutien aux migrants sur la place d'Armes (près de chez moi). De multiples associations ont signé un manifeste pour dénoncer la situation et demander, entre autre, qu'un camp humanitaire soit installé à Calais ainsi que "partout où ce sera nécessaire".

Puissent-elles être entendues !

 Abbé Jean-Marie RAUWEL

 

Lire le communiqué de Monseigneur Jaeger : Calais, évacuer, et après?

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Méditation d’un journaliste au lendemain des démantèlements

Petit matin brumeux au campement du lieu de distribution des repas.

Presque tout le monde dort. Un petit groupe autour d’un feu. Les paroles sont rares. Quelques personnes vont et viennent autour du point d’eau.

Premiers levés ou pas encore couchés après une nuit à tenter le passage.

Dans la brume, les mats des premiers voiliers venus pour les fêtes maritimes du week-end prochain – raison probable de l’accélération des expulsions, faire disparaitre ces bidonvilles que les touristes ne sauraient voir.

 

Hier dimanche. Les poids-lourds ne roulent pas le week-end, il n’y a donc pas de passage dans la nuit de samedi à dimanche. C’est aussi le week-end pour les exilés. Le soleil est là. Au campement, un groupe d’Afghans joue au cricket. D’autres font la sieste. C’est aussi jour de lessive, des vêtements sèchent aux grillages. Beaucoup sont en ville et dans les parcs.

 

Pourtant, derrière ce calme apparent, l’inquiétude est présente et la tension vient vite à la surface. Vendredi soir, un jeune afghan est monté sur un pylône et a menacé de sauter. Après deux heures de discussions, un de ses amis monté sur la nacelle des pompiers a réussi à le convaincre de descendre. Mais ensuite ce qu’il avait crié de son pylône revenait dans les conversations : "quand toutes les portes sont fermées, est-ce qu’il ne vaut pas mieux mourir ?"

 

Aujourd’hui lundi 2 juin, une réunion a lieu apparemment au ministère de l’intérieur pour discuter de la situation. Le directeur départemental de la cohésion sociale, qui avait rencontré les exilés samedi matin a dit qu’il les rencontrerait à nouveau demain mardi.

Viendra-t-il avec la police ou viendra-t-il avec des propositions ?

 

Article publié par Emile Hennart - Maison d'Evangile • Publié • 6840 visites

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