Soirée de récollection

« Accueillir la nouveauté de l’Esprit ; réaménager la place de l’Eglise » avec Mgr Noyer

« La paroisse : une fontaine où l’on peut s’abreuver »

 

          Nombreux sont ceux qui se sont déplacés des 4 coins du doyenné pour la soirée de récollection proposée par le doyenné de Berck Montreuil à Wailly Beaucamp. Elle était animée par Mgr Noyer et le thème  était : «  Accueillir la nouveauté de l’Esprit ; réaménager la place de l’Eglise »  dans l’esprit du Synode

 

         Mgr Noyer nous a d’abord aidé à reprendre conscience  des mots synode, synodalité..

Un signe de synodalité sont les évangiles ; ils ne sont pas un mais bien quatre

Il y a synode si les chrétiens se mettent à être responsables ; nous ne sommes pas seulement des utilisateurs de l’Eglise mais bien des pierres vivantes. Le peuple de Dieu est habité par l’Esprit Saint et chacun de nous est responsable de l’évangile là où il est. Je dois témoigner de ma foi, de l’Espérance et de la charité. Ma foi est-elle passive ou me donne-telle la force de tendre la main à l’autre ?

 

          Après la lecture d’un extrait de « La Joie de l’évangile » du pape François, nous avons réfléchi à notre manière de vivre en paroisse qui comme le rappelait Jean Paul II « doit être comme une fontaine où l’on peut s’abreuver »

 

« La paroisse n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la docilité et la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté. Même si, certainement, elle n’est pas l’unique institution évangélisatrice, si elle est capable de se réformer et de s’adapter constamment, elle continuera à être « l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles ».]Cela suppose que réellement elle soit en contact avec les familles et avec la vie du peuple et ne devienne pas une structure prolixe séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes. La paroisse est présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration. À travers toutes ses activités, la paroisse encourage et forme ses membres pour qu’ils soient des agents de l’évangélisation. Elle est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire. Mais nous devons reconnaître que l’appel à la révision et au renouveau des paroisses n’a pas encore donné de fruits suffisants pour qu’elles soient encore plus proches des gens, qu’elles soient des lieux de communion vivante et de participation, et qu’elles s’orientent complètement vers la mission. » N 28

 

         En conclusion, Mgr Noyer nous a redit que la paroisse n’est pas seulement une communauté de fidèles, mais une communauté de communautés et qu’il est important de savoir célébrer leur unité, leur cohérence

Il a aussi insisté sur l’importance que nous ayons des communautés vivantes, où l’on partage ce qui se vit ; et ce sont ces communautés vivantes qui inventeront leurs ministères. Le problème ne vient pas du manque de prêtres, mais plutôt de la stérilité de nos communautés. Même s’il y a moins de messes, il faut continuer à se rassembler, inventer de nouvelles manières de faire, car tout ce qui est chrétien est eucharistique. 

 

Article publié par Michèle Leclercq • Publié • 901 visites