Béatification du Frère Salomon.

Frère des Ecoles Chrétiennes, né à Boulogne.

Bx Salomon Leclercq Bx Salomon Leclercq  

            A travers les siècles de l’histoire du monde, des chrétiens ont su garder la Foi et l’Espérance au milieu des épreuves. L’Eglise universelle honore (demain) – aujourd’hui- un frère des écoles chrétiennes, natif de Boulogne sur mer, témoin de la foi jusqu’au martyr, fidèle à l’Eglise et déclaré saint, modèle pour tous les chrétiens.

            Né dans notre commune en 1745, Guillaume-Nicolas Leclercq est le 5ème d’une fratrie de 9 enfants garçons et filles. Ses parents sont de riches commerçants de la Basse-Ville. Il est baptisé dans l’église St Nicolas, le 15 novembre 1745, lendemain de sa naissance. Il entrera à l’école des Frères situé rue des Carreaux. Il va choisir d’entrer en religion chez ces mêmes frères, et prendra le nom de frère Salomon. Il passera toute sa vie au service de l’éducation des jeunes dans différents établissements. Lorsque la révolution française éclate, il refuse de prêter le serment de la constitution civile du clergé. Vivant alors dans la clandestinité, il sera arrêté et enfermé au couvent des Carmes à Paris. Il fait partie des nombreux évêques, prêtres et religieux qui sont martyrisés le 2 septembre 1792.

            Aujourd’hui l’Eglise nous le donne comme modèle de vie chrétienne.

En quoi la vie du frère Salomon peut elle nous encourager aujourd’hui ?

 

Que pouvons-nous retenir de sa vie pour la nôtre aujourd’hui ?

A travers son rôle d’éducateur de la foi, Frère Salomon nous encourage aujourd’hui à annoncer l’Evangile aux hommes de ce temps. Par sa foi et son espérance au milieu des épreuves violentes de la révolution française, il nous invite nous aussi à persévérer dans la prière et l’abandon entre les mains de la Providence comme il le dit souvent dans ses lettres qui nous sont parvenues. Il reste fidèle à l’Eglise alors menacée par la constitution civile qui veut faire des prêtres et des religieux : des fonctionnaires.

Enfin la reconnaissance de sa sainteté à plusieurs siècles de distance, nous atteste que nos prières ne sont jamais inutiles, que ce que nous appelons « la communion des Saints » est une réalité. Ceux qui nous ont précédés au-delà des siècles de l’histoire, continuent de veiller sur nous, ils sont vivants  auprès de Dieu et nous soutiennent du haut du ciel. Notre prière trouve par leur intercession un appui puissant auprès du Père.

 

Frères et sœurs, il aura fallu qu’une petite fille soit  guérie au Vénézuéla à plusieurs centaines de kilomètres de chez nous pour que nous découvrions que la sainteté se fabrique chez nous. Car comme le dit Jésus « Nul n’est prophète en son pays » Maintenant que nous l’avons découvert ou redécouvert, ayons à cœur d’invoquer celui que l’Eglise appelle (ra) Saint Salomon, un Boulonnais, un enfant de chez nous qui nous entraine sur un chemin de Sainteté par sa vie exemplaire, par sa foi, son espérance et sa charité dans la fidélité à l’Eglise du Christ et vécue dans le quotidien de sa vie.          

 

Abbé Frédéric Duminy

Doyen du Boulonnais

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