le Samedi 14 novembre 2009


Université Boulogne

 

C’est impressionnant : franchir le porche de l’Université, entrer dans l’amphithéâtre, voir cinq grands personnages assis au bureau devant trois documents comportant plus de 1000 pages polycopiées, une étudiante au premier rang rassemblant ses papiers pour soutenir sa thèse, fruit d’un travail énorme…
Les invités arrivent et prennent place : la famille de Mgr Harlé en particulier son frère Louis, des prêtres amis, Mgr Noyer, des jeunes prêtres encore étudiants, , Marie Paule Gomel des Tourelles, Michel Beirnaert responsable des archives diocésaines, des amis, des collaborateurs et surtout des admirateurs.
 
Madame Broucqsault a énuméré toutes les sources auxquelles elle a puisé ses informations : des archives, et aussi une cinquantaine d’entretiens avec des personnes qui ont bien connu le Père Harlé. Elle a ensuite présenté le plan de sa thèse : parties chronologiques, on suit la vie de l’abbé Harlé, ses responsabilités successives, ses lieux d’habitation à Aubigny, Samer, Marquise, Arras et Condette ; puis des chapitres thématiques :le rôle discret mais important et efficace d’un évêque auxiliaire : la pastorale rurale, la JAC et plus tard le MRJC, la pastorale des jeunes, l’art sacré, les religieuses, le diaconat, l’évolution des vocations sacerdotales, les derniers jours grand séminaire d’Arras, le regroupement des séminaires diocésains à Lille, la place des laïcs dans l’Eglise…
 
Les membres du jury félicitent madame Broucqsault pour la qualité de son travail ; ils la remercient pour son apport à la connaissance de l’histoire de notre diocèse dans une période mouvementée, marquée par la mise en place du Concile Vatican II avec, comme l’a signalé le rapporteur M. Yvon Travouez, des personnes au frein et d’autres au moteur. Mgr Harlé était un moteur ; il a desserré les freins avec beaucoup de persévérance.
Madame Broucqsault a réalisé un travail historique, scientifique. Au fur et à mesure de sa recherche, elle a éprouvé de sentiments d’admiration et de sympathie envers le personnage de sa thèse ; M. Bruno Béthouart , directeur de cette thèse a parlé d’empathie.
 
Le public présent à cette soutenance s’est souvenu des rencontres et des relations personnelles avec un grand frère, un ami, un conseillé spirituel. Nous serons heureux de lire cette vie lorsqu’elle sera publiée. Nous découvrirons des aspects moins connus de la vie de l’Eglise : les rapports entre un évêque auxiliaires et les évêques titulaires successifs, le fonctionnement de la conférence des évêques de France, la difficulté d’exprimer la vie d’un diocèse dans les instances romaines.
Un chrétien, un prêtre, un évêque c’est d’abord une personne connaissant et aimant Jésus Christ. La vie de foi et de prière de Mgr Harlé apparaît au fil des pages. Il faisait partie d’un groupe de prêtres « Cor unum », lieu de confidences, de soutien fraternel.
 
En cette année mondiale du sacerdoce, l’Eglise nous invite à regarder le curé d’Ars ; l’Eglise de notre diocèse nous invite à regarder le Père Harlé.
 
Abbé Roland Delplanque