Réunion du SEM-ND du Bois de l'Arrouaise

assemblée du service évangélique des malades

 

Su   Suite au dimanche de la santé le 13 février, les membres du SEM (Service Évangélique des Malades) étaient réunis ce 15 mars pour aller plus loin dans la réflexion : « Ouvre mes yeux » thème de la Pastorale de la Santé en cette année 2011.

D    Dans un premier temps nous avons redécouvert le regard de Jésus durant sa vie terrestre, nous vous en livrons quelques réflexions.


1) Le regard de Jésus dans les Evangiles :

SS uvent Jésus fixe son regard sur la personne qu'il rencontre. Il la regarde, la pénètre et voit jusqu'au fond d'elle-même. Il est épris de compassion c'est la miséricorde de Dieu qu'il ressent dans tout son être. Il utilise ses yeux, l'émotion touche son cœur, il l'approche ou se laisse approcher et ses mains accomplissent une œuvre de rédemption. Il pose son regard sur chacun, un regard qui guérit, console, fortifie, transforme. Dans l'évangile tous ceux qui se sont laissés regarder ont été transformés : Pierre, par 3 fois il a renié Jésus et c'est par un regard d'amour que Jésus lui donne son pardon, la femme de Naïm à qui il ramène à la vie le fils, le jeune homme riche, qui ne le suivra pas car il est lié par ses biens matériels et pourtant il est dit : « alors Jésus fixa sur lui son regard et il l'aima » (Marc 10,21), et bien d'autres.... Jésus ne fait pas de différence, aveugles, paralytiques, lépreux, pécheurs il les accueille tous et fait de même aujourd'hui pour nous et à travers nous. Là est la mission du SEM, apporter la paix, la consolation et dire combien chacun est aimé de Dieu., amener de la tendresse au cœur des plus grandes tourmentes, mais n'est-ce-pas la mission de tous.

La question que Dieu pose aujourd'hui n'est pas en rapport avec le corps mais avec l'âme. L'offre de Dieu est de guérir le manque de paix intérieure, de guérir le manque d'amour, de joie.

D   Dieu voit toute chose dans son amour, il voit notre misère et souhaite nous guérir. Mais sa guérison ne se fera jamais contre notre volonté.

Nous entendons souvent les gens dire « Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour mériter ça ? » en sous-entendant que Dieu n'a pas vu leur misère, c'est faux ! Dieu connaît tout particulièrement chacun d'entre nous, mais croyons nous vraiment en son action encore aujourd'hui, car Dieu pose toujours cette question : Veux-tu être guéri ?

Si une personne fait preuve d'humilité lorsque Jésus la visite alors, il restaurera son esprit, son âme et peut-être même son corps.

Les soignants ont un rapport avec le corps, nous, notre rapport est avec l'âme, sachant que tout est lié. Le corps peut aller mieux si l'âme est en paix. Comment vouloir guérir le corps sans s'intéresser à l'âme; la guérison intérieure grâce à la miséricorde de Dieu est aussi nécessaire que de bien se soigner.


2) Voyant leur foi, un regard qui dépasse les apparences

Jésus est touché jusqu'aux entrailles face à tout homme souffrant ou défiguré.

Le regard est important lorsque l'on est confronté à la maladie, au handicap, au grand âge et à la dépendance : Regard parfois gêné et embarrassé de l’entourage qui se détourne par peur d’être dérangé, de ne pas savoir quoi dire ou faire, par peur aussi d’être rappelé à sa propre fragilité et à sa finitude. La maladie, la mort font peur.

Regard parfois oublieux de la personne dans son intégralité lorsqu’on ne considère en elle que la maladie ou le handicap à traiter alors qu’elle est infiniment plus que cela.

Regard dévalorisant de la personne malade, handicapée ou dépendante sur elle-même parce qu’elle se voit diminuée, fragilisée, condamnée peut-être.

Autant de regards qui dévalorisent, qui isolent et qui peuvent faire mourir à petits feux..

Les vues de Dieu ne sont pas les vues de l'homme, car l'homme regarde aux apparences mais Dieu regarde au cœur (1 sam 16-7).

Les médias, nous conditionnent pour les apparences : comment se vêtir, penser, acheter...en matière de maladie toutes ces règles sautent, Jésus est venu pour les malades non pour les biens-portants qui croient qu'ils n'ont pas besoin de Lui.

Servir quelqu'un c'est lui permettre de retrouver sa force cachée, la flamme qui habite toujours au fond de son cœur, c'est cela notre relation d'aide. Faire retrouver une dignité, se mettre à la portée, croiser son regard dans un silence qui parle ou dans l'écoute, c'est utiliser nos mains pour exercer la miséricorde de Dieu envers son enfant, mon frère en Christ.

La première chose consiste à voir au-delà de l’aspect ou des limites du malade, et à considérer plutôt la personne elle-même, son histoire. Se concentrer sur ce que l'on peut faire pour améliorer son état et plonger son regard dans ses yeux, qui eux, n’ont pas changé.

S’arrêter sur la personne et non sur sa maladie fait du bien des deux côtés.

Agir ainsi demande de la maîtrise et un effort conscient. L’amour doit être plus fort que la maladie.

 

Pour le SEM « Notre Dame du Bois de l'Arrouaise »

Nadine Demory

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