En route vers Boulogne-sur-Mer avec le SEM

Notre cinquième voyage organisé par le Service Evangélique des Malades de la Paroisse Notre Dame du bois de l'Arrouaise - Bertincourt - Hermies

Par un matin brumeux, ce 5 septembre, 54 personnes du secteur sont parties à la rencontre de Notre Dame de Boulogne.

Dans le car, des chants religieux et des prières ont donné le ton de ce pèlerinage.

Un accueil chaleureux et une collation nous attendaient à la Cathédrale.

Avec un guide local et la participation de l'abbé Eric Merlier, nous avons appris ce qui concernait cette dévotion.

Selon la tradition, une statue miraculeuse de la Vierge serait venue s'échouer sur le rivage au 7ème siècle. De là est né l'iconographie de cette Vierge représentée debout ou assise dans une barque tirée par des anges, elle portait l'enfant Jésus dans ses bras et un cœur en or sur la poitrine.

Au fil des ans, l'ensemble primitif de l'occupation romaine fut remplacé par un nouvel édifice, érigé en cathédrale et démoli à la révolution. La statue fut brûlée, il en reste une main, objet de vénération.

En 1827, l'abbé Haffreingue conçut les plans d'un nouvel édifice qui fut en 1879 élevé au titre de basilique; on peut y vénérer une nouvelle statue de Notre Dame dans sa barque.

Lors de la seconde guerre mondiale, la ville de Boulogne fut bombardée, pour éviter que la statue soit endommagée, elle fut transportée à Lourdes. En 1944, elle regagna sa ville, étapes par étapes, de village en village où elle était vénérée jour et nuit par une foule reconnaissante d'être délivrée de l'occupation allemande. Son char était tiré par des hommes pieds-nus, les plus âgés d'entre nous se souviennent de ce "grand retour" et conservent encore les petits cœurs en "or" distribués.

Le mobilier de cette basilique possède une pièce rare : l'autel Torionia, une production italienne luxueuse, formée de panneaux de mosaïque d'une grande finesse d'exécution, 147 minéraux différents rares ou précieux les composent.

La messe concélébrée par nos trois abbés fut le temps fort de notre démarche.

A midi, un repas copieux et savoureux nous attendait à Condette "aux Tourelles", maison diocésaine qui organise des rencontres où nombreux d'entre nous sont venus se ressourcer.

Puis, retour vers Boulogne où nous avons accueilli dans notre car une guide pour nous faire visiter les ports. Le port de plaisance avec ses voiliers, le port de pêche côtière pour les petits bateaux de pêcheurs qui vendent leurs poissons dans les étals sur le quai.

Puis, nous traversons les installations de transformation des produits de la pêche industrielle: entrepôts frigorifiques, gare de marée, surgélation, salaison, conserverie etc. Le trafic se fait très tôt, Boulogne étant le premier port de pêche industrielle français, l'activité matinale y est intense.

La montée au Calvaire des Marins nous a fait mesurer la différence de niveau entre la ville haute et la ville basse. Ce lieu hautement symbolique avec ses plaques où sont inscrits les noms des marins péris en mer, dont des petits mousses de 11 ans, nous a fait comprendre les difficultés des marins pêcheurs et mieux apprécier le poisson de nos assiettes.

Sur le retour, un arrêt sur le quai a donné à certains l'occasion d'acheter du poisson, à déguster en famille en évoquant les découvertes de ce voyage.

Puis dans le car, le retour de cette journée conviviale fut égayé par les petites histoires de l'abbé Merlier et de son sourire jovial.

Merci à celles et ceux qui ont œuvré pour la réussite de cette journée.

A l'année prochaine, peut-être à Reims...

 

Marie Huguet

Article publié par Nadine DEMORY • Publié • 937 visites