Alegria JMJ Saint-Omer

Alegria

La scène est démontée, les lumières sont éteintes, la sono est dans les bacs, nos jambes sont fatiguées d'avoir couru, nos bras d'avoir porté. Nous trinquons à la journée qui vient de finir, première petite pause depuis 36 heures.

 

Le projet a vraiment pris naissance il y a quatre mois. Une quinzaine de jeunes professionnels et étudiants s'étaient retrouvés à Saint-Omer pour préparer un temps fort proposé par le diocèse sur la route des JMJ. Le thème était imposé : « Pousses de Printemps. » Nous voulions tous faire un temps-fort « pas comme les autres », mais bon, on ne savait pas bien ce que cela voulait dire.

En tout cas, nous avons préparé la veillée avec enthousiasme, des histoires de Saint-Pierre, de Maya l'Abeille, de Géant Vert, de Jack et de son Haricot Magique. Un peu loufoque certainement, mais vivant et interactif puisque chaque groupe du diocèse pouvait participer en préparant une partie de la veillée.

 

Pour le reste de l'après-midi, nous recherchions un grand témoin, du genre de ceux qui nous marquent et que l'on n'oublie pas. Nous avons épluché nos répertoires, mais une semaine avant le temps-fort, nous étions toujours sans nouvelle d'un témoin.

Le samedi 19 mars, vers 15 h, la chapelle du lycée reconvertie en salle de sport commençait à se remplir, des têtes déjà connues, des nouvelles têtes... Les jeunes arrivent d'un peu partout dans le diocèse et des différents mouvements d'Église. Un groupe de jeunes du doyenné de la Morinie assurait l'accueil avec l'aide de Glorious et de la Communauté de l'Emmanuel avec quelques chants de louange.

 

Micro casque à l'oreille, nous présentons « la solution de remplacement » : nous réaliserons tous ensemble un clip sur la chanson officielle des JMJ de la Communauté de l'Emmanuel, « Alegria ». Les couplets et refrains sont en espagnol, en anglais, en allemand et en français, les jeunes se répartissent et réfléchissent à la façon dont ils peuvent représenter ces paroles. Première prise, sans son, les audomarois qui se baladent dans le jardin des ruines Saint-Bertin se demandent qui sont ces jeunes qui courent devant une caméra, alors qu'un poste crache pour la troisième fois la même musique. Après trois prises, quelques chutes, le clip est dans la boîte, tout le monde s'applaudit en une belle photo de famille. Le clip est presque aussitôt mis en ligne, pour que tout ceux qui n'ont pas pu venir puisse aussi en profiter. ( http://www.youtube.com/watch?v=Yg9dMfD3zmU)

 

Retour à la salle de sport reconvertie en église pour l'occasion ; nous entrons dans le silence et la prière de l'Eucharistie. Le Père Laurent parle de la Transfiguration comme « des JMJ pour les apôtres » qui ont déjà vécu trois ans auprès du Christ, et ce sont ces trois ans qui leur ont permis d'enraciner leur foi. Ce ne sont pas les 5 ou 10 jours des JMJ qui affermiront seuls notre foi, nous devons nous aussi vivre chaque jour avec Jésus.

 

Pause repas. La salle s'enfume alors que tous les jeunes s'éparpillent pour leur pique-nique ou leur kebab. Ils finissent de préparer la veillée, avec Géant Vert, Maya et Jack.
Nous présentons le clip, sous les rires et les applaudissements de tous, heureux de se retrouver sur l'écran, puis la veillée commence. La veillée nous parle de la place de la foi chez l'homme et de l'enracinement du maïs et du riz dans le rire et le chant. Jusqu'à ce que Dieu crée les JMJ et nous entraîne dans une farandole de couleur et de cris avant que les lumières ne retombent. « Et Dieu vit que cela était bon. »

 

Nous voulions un grand témoin, les jeunes ont tous été apôtres pendant cet après-midi. Nous voulions un temps fort « pas comme les autres », et finalement il ne ressemblait à rien que nous avions déjà vécu. Et c'est tant mieux...

François Merriaux

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