Les jeunes chrétiens existent

je les ai rencontrés

Qui de nous n’a un jour prononcé ou entendu cette phrase : les jeunes on ne les voit plus ? S’il est vrai que nous ne les voyons plus en cohortes serrées derrière une bannière, ils sont pourtant présents dans toutes les dimensions d’une vie chrétienne : service, éducation de la foi, célébration. A nous de savoir les reconnaitre, les accompagner ou les solliciter au besoin…

 

Taizé ou Hospitalité diocésaine, animation d’assemblée dominicale ou présence aux réfugiés de Calais, en mouvements de jeunes, à l’Ecole de l’Evangile ou à la classe d’orgues…

 

 

Avec l’hospitalité diocésaine Notre Dame de Lourdes

Voila maintenant 9 ans que je participe chaque année au pèlerinage de Lourdes au service des malades et handicapés.

Mon engagement consiste à les aider, afin qu’ils accomplissent leur pèlerinage. Je les emmène dans les différents lieux des sanctuaires, selon les célébrations et leur souhait.

Pour moi servir les malades c’est servir la Vierge et son fils Jésus, et pour rien au monde, je ne raterai cette semaine où je reçois autant que je donne.

 

Florian Debacq

 

En mouvements de jeunes

Quelques jeunes responsable en ACE (Action Catholique des Enfants) participent cet été à la permanence quartier, organisée par l’ACE du Pas de Calais du 25 juillet au 9 août une à la Grande Résidence de Lens.

 

C’est l’occasion pour une dizaine de jeunes responsables de club ACE, de se retrouver ensemble durant ces deux semaines pour animer des enfants d’un quartier populaire où les animations estivales ne sont pas forcément à la portée financière de tous.

Ces jeunes rendent service au mouvement en donnant deux semaines de leurs vacances. Ils essayent de faire vivre l’évangile, à travers la pédagogie de l’ACE basée sur l’action visant la transformation sociale, à des enfants qui n’ont pas forcément l’occasion de parler de la foi dans leur quartier.

Ces deux semaines seront aussi l’occasion de former les jeunes responsables animateurs, à l’animation de club et au projet du mouvement.

La permanence quartier 2008 est dans la suite de celle ayant eu lieu en 2007 au même endroit.

L’ACE qui se veut proche de ce public issu de quartier populaire ; elle veut permettre aux enfants rejoints de développer une expérience de vivre ensemble, en se basant sur la réalisation d’une action de club leur permettant d’améliorer leur quartier, leurs milieux de vie.

 

Pour l’équipe de préparation de la permanence quartier,Denis, animateur départemental

 

L’animation du dimanche à Tilloy-les-Moflaines.

Depuis plusieurs années, sous l’impulsion de Marie et de quelques parents, l’animation des messes dominicales était assurée par une équipe “jeunes“. Lorsque vint la nécessité d’alléger le nombre de messes (une fois par mois) la décision fut prise de maintenir le rythme d’une célébration autour de la Parole un autre dimanche du mois. Cela convenait au groupe d’animation. Avec ou en l’absence de prêtres la communauté se réunit. La réalité reste cependant fragile, il suffit qu’un ou deux jeunes (davantage meneurs) soient absents et l’équipe d’animation est en grande difficulté. La communauté locale des chrétiens apprécie le service rendu, elle doute cependant pour l’avenir : dans quelques années, les jeunes seront éparpillés.

 

L’Ecole de l’Evangile : sortie de au Foyer de Vie de Beaurains

Chaque année, l’Ecole de l’Evangile lance un nouveau projet de l’ « Evangile en Action ». Cette fois-ci, la proposition était une rencontre avec les habitants du Foyer de Vie de Beaurains. Ce foyer permet à des personnes handicapées de vivre en communauté tout au long de l’année.

Avec l’envie de vivre une soirée sous le signe de la bonne humeur, nous avions choisi de proposer à nos hôtes un spectacle. Clowns, animaux, dompteurs et conteurs, magiciens et sorcières ont redoublé d’ingéniosité pour animer cette « sacrée soirée ». Danses, chants et représentations se sont succédé tout au long du repas.

Nos hôtes étaient heureux de nous faire découvrir leur lieu de vie. Les jeunes de l’Ecole ont pu ainsi créer une complicité avec ces personnes juste « différentes ». Nous en avons tiré une vraie leçon de vie à travers les sourires, les regards, les taquineries…

La joie de se rencontrer se lisait sur tous les visages, pour preuves, les photos prises au long de cette soirée. Bref, « un accueil en toute simplicité, comme si nous étions chez nous, à la fois en tant qu’invités de marque mais aussi comme frères et sœurs, tout simplement », nous disait Julie.

 

Julie et Sophie

 

Jeunes solidaires à Calais

L’expérience de quelques jeunes auprès des migrants

 

Vendredi matin, rendez-vous à 8 h. devant la délégation du Secours Catholique à Arras. Nous sommes une équipe de 10 jeunes, issus des quatre coins du Pas de Calais, qui à un moment ou à un autre, ont été sensibilisés à la problématique des « migrants de Calais », comme on les nomme.

Le véhicule démarre, on profite du trajet pour essayer de se connaître les uns les autres, bien que les premiers contacts restent timides.

On arrive à Calais. Avant de se rendre au local, nous longeons le terrain où se trouve la « cabina » : le local de la mairie où sont distribués par les bénévoles les repas. C’est un point de ralliement des migrants. Le silence se fait dans la voiture, place aux premières observations, aux premières interrogations, et aux premières réactions.

A l’arrivée au local du Secours Catholique, nous nous organisons pour la répartition des tâches. Il y a la présence aux douches, l’accueil, les navettes entre le local et le terrain avec le camion, et la présence sur le terrain pour discuter avec ces hommes et ces femmes qui viennent de loin, et vivent dans des conditions inhumaines. Cette mise au point effectuée, tout s’enchaîne à un rythme soutenu et, souvent, le sentiment qu’on se laisse déborder nous envahit. 350 à 400 réfugiés, 4 cabines de douches : les tensions sont inévitables ! ça se bouscule sur le terrain, ça négocie pour monter dans le camion sans avoir de ticket, ça tambourine à la porte du local parce qu’ils font le trajet à pied, ultime tentative pour accéder aux douches.

A nouveau, la frustration et le débordement nous menacent, on se sent impuissant.

Heureusement, de nombreux moments « privilégiés » ponctuent la journée, le plus souvent au moment de l’accueil : nous discutons autour d’un thé bien chaud et de quelques gâteaux. Nous découvrons des hommes qui ont quitté l’enfer de la guerre, de la misère et du terrorisme pour accéder à cette « terre promise » qu’est l’Angleterre. Nous sommes touchés du témoignage de jeunes de notre âge, et même bien plus jeunes. L’anglais nous fait défaut mais l’émotion est là. Nous sommes fort impressionnés par la chaleur qu’ils dégagent et la bonne humeur qu’ils nous transmettent.

Parfois, ils nous forcent à nous asseoir : « You tired - sit and take tea ! » (Tu es fatigué, assieds-toi et prends un thé !) . Ils s’inquiètent pour nous, ne veulent pas qu’on se fatigue trop. C’est le monde à l’envers.

L’un d’entre eux s’avance vers moi, un papier à la main et me demande de lui expliquer ce qu’il signifie : c’est un avis de reconduite à la frontière, il doit se présenter au tribunal de Lille sous quarante huit heures. J’essaie autant que possible de lui faire comprendre ce qu’on attend de lui, la barrière de la langue se fait ressentir, et moi-même, je ne maîtrise pas tout le jargon utilisé dans le document.

Les collègues sont là, ils ont entendu notre échange, et la révolte prend le dessus : Pourquoi cet acharnement ? Pourquoi ce manque d’humanisme ? Pourquoi?

La journée s’achève, il est 19 h 30. Nous repartons, avec toutes ces questions sans réponses, et avec l’envie d’en faire plus. Nous avons en tête plein de visages, de regards et de sourires.

Nous ne les oublierons pas, ces regards, teintés d’un mélange insolite de tristesse, de fatigue et d’espoir. Nous en parlerons autour de nous.

« Laisse le monde te changer, et tu changeras le monde ». A bon entendeur…

Arzika Azzouz

 

 

Découvrir les réalités de vie des migrants à Calais

 

Depuis quelques mois nous essayons au sein du réseau Jeunes Solidaires de constituer des équipes pouvant se rendre assez régulièrement à Calais. Le but est de faire connaissance avec les migrants et de participer à l'aide qui leur est apportée.

Cette expérience de réel contact avec d'autres jeunes, elles aussi, mais au parcours bien différent du nôtre, ne peut être que très enrichissante. Elle nous permet de mieux comprendre leur situation. C'est une de nos motivations.

« Bon, tu préfères faire quoi toi? Les douches, le thé à la maison, le camion, rester tranquille à la cabina pour discuter, préparer les montées dans le camion, ou rester à la maison et se charger des clés de la porte...??? De toute façon on peut tourner..»

Pour certains, commence là une drôle de journée : c'est la journée où, pour la première fois, tu entends parler pachtoun, pour la première fois tu rencontres des yeux si rouges de fatigue et de peur, que tu ne réfléchis plus longtemps au mot « clandestin » ; pour la première fois tu t'imagines devoir te cacher toi-même dans un camion, pour la première fois tu conseilles Ali en slip et gant de toilette, et là tu vois que ça existe près de chez toi, des « réfugiés » qui dorment dans les bois, et pour la première fois tu essaies de voir en quoi l'Angleterre peut être un rêve quand on vient d'un pays en guerre...

On rit aussi pas mal avec les migrants...

Ces expériences sont à faire partager ensuite et peuvent nous servir à réfléchir sur ce qui se passe autour de nous.

 

Bertille Watrelot

 

Avec la coopération missionnaire :

« Pas pour aider, encore moins pour évangéliser »

 

Rémi et Gwen Loppinet sont deux jeunes enseignants audomarois. Ils ont pris un congé sans solde de 2000 à 2003 pour partir en coopération volontaire.

Ils firent les démarches auprès de la DCC (délégation catholique pour la coopération) et du SCD (service de coopération et développement) et c’est dans un établissement scolaire de Jaffa, ville arabe en Israël, puis à Korogho, au Nord de la Côte d’Ivoire, qu’ils se retrouvèrent prof de maths-directeur adjoint-CPE-assistant social pour l’un et prof de français et de sciences économiques puis accompagnante d’aide aux devoirs pour l’autre.

Lorsque Rémi et Gwenaële expliquent qu’ils ne sont pas partis pour aider et encore moins pour évangéliser, du moins au sens non de témoigner mais d’apporter la Bonne Parole, ils ne cherchent pas à choquer : « On ne part pas pour aider des gens au sens de ‘ moi j’apporte et toi tu reçois’. On part pour apporter quelque chose, oui, mais notre toute petite pierre à l’édifice. On sait qu’on ne va pas changer le monde. On sait et on accepte l’idée qu’on part aussi pour soi, pour s’enrichir à travers l’échange. »

 

 

Cours d’orgue diocésain

Une mission proposée aux jeunes

 

Fondé il y a plus de quarante ans par le père Pierre Podevin, le cours d'orgue du Centre Diocésain de Musique Sacrée rassemble des jeunes et quelques adultes chaque semaine à Arras et, depuis quelques années à Laventie. Certains débutent, d’autres sont plus avancés. Chaque été, enfants, adolescents et étudiants ont aussi la possibilité de vivre deux stages d'une semaine. Deux temps forts à l'ambiance légendaire avec pratique instrumentale, chant choral, apprentissage de l'accompagnement, compréhension de la liturgie, prière commune et diverses activités de détente…Bien des organistes, aujourd'hui connus, sont d'ailleurs passés par là.

Organiste : une mission

II s'agit d'une mission d'Eglise tout à fait particulière. La beauté peut se faire Parole de Dieu. C'est tout le sens du rôle d'organiste d'église. L'instrument doit pouvoir véritablement aider à la prière pendant les eucharisties. II peut soutenir l'assemblée qui chante parce qu'il fait un lien entre les voix, ciment entre les pierres vivantes ! Et parce qu'il sait être expressif, l’orgue a le moyen de créer un climat pour chaque moment de la célébration et en fonction des périodes de l'année liturgique. Les personnes peuvent alors se sentir portées, au fond d’elles-mêmes.

Mission d'Eglise aussi parce que, tout simplement, jouer d'un instrument peut être un chemin vers le Dieu qui s'est fait homme, corps et âme ! Jouer, c'est se libérer de toutes les tensions physiques, pour trouver un équilibre tout de légèreté. C'est aussi se rendre disponible, tout entier.

 

D. Dupire

 

Professeurs : David Dupire et Matthieu Magnuszewski.

Renseignements auprès du directeur, François Carruyer :

03 21 21 40 45 ou cdm.62@laposte.net

Dates des stages de Tilloy-les-Mofflaines : 7 au 12 juillet inclus ; ou 25 au 30 août inclus.

Notre site: http://stagesjo.free.fr

 

 

Accompagner des jeunes à Taizé, une expérience spirituelle

 

Mais que se passe-t-il donc tous les ans, très tôt, en ce premier dimanche des vacances de Pâques devant la maison diocésaine d’Arras ? C’est le départ pour Taizé !

 

Depuis plusieurs années, une centaine de jeunes lycéens, étudiants et jeunes professionnels des quatre coins du diocèse se rassemblent pour partir vivre un séjour dans ce village sur une colline de la Bourgogne. Ils viennent en groupe, ayant eu l’invitation par les aumôneries, les mouvements, les rassemblements diocésains. Venir à Taizé se prépare avant, par des rencontres de présentation, des veillées de prière « style Taizé », des témoignages de pèlerins enthousiastes…

 

Dès l’arrivée le dimanche soir, nous sommes accueillis par des jeunes « permanents » qui passent un temps plus ou moins long à Taizé pour aider les frères dans l’accueil et l’organisation. Parfois, il peut y avoir plus de 5000 jeunes, venant du monde entier sur la colline ! Nous nous voyons remettre des feuillets. Sur la première page, nous pouvons lire :

 

« Taizé - pèlerinage de confiance sur la terre.

Venir à Taizé, c’est être invité à une recherche de communion avec Dieu par la prière commune, le chant, le silence, la méditation personnelle, le partage.

Chacun est ici pour découvrir un sens à sa vie et pour reprendre élan. Etre à Taizé signifie aussi se préparer à assumer des responsabilités autour de soi, en vue d’être porteur de paix et de confiance.

Ceux qui viennent à Taizé sont reçus par une communauté d’hommes engagés par un oui de toute leur existence à la suite du Christ, dans la vie commune et le célibat, et dans une grande simplicité de vie. »

Ces quelques lignes résument le contenu de toute la semaine qui s’ouvre.

 

Un séjour à Taizé offre de belles perspectives pour un jeune :

La vie de son baptême est déployée…

Tout homme qui est baptisé est fait « prêtre, prophète et roi ». A Taizé, nous pouvons déployer cette triple mission propre à tout baptisé. Nous prions avec les frères et avec tous trois fois par jour, nous approfondissons notre foi lors de partages en groupes, nous nous faisons les serviteurs les uns des autres dans les tâches quotidiennes.

Ce sont les jeunes qui encadrent, qui animent les jeunes, aidés par les frères, dans ces trois dimensions de la prière, le partage de la foi, le service. Chacun reçoit une mission, une responsabilité le dimanche qu’il tiendra toute la semaine.

Tous, quelle que soit la confession chrétienne d’origine, reviennent à la source, à l’essentiel : au Christ qui a été le premier prêtre, prophète et roi et qui nous entraîne à sa suite.

 

Il va au cœur de la foi…

Pendant toute la semaine, nous sommes en cœur à cœur avec le Christ ressuscité, orienté vers Lui uniquement ; la disposition de chacun dans l’église en témoigne. Nous sommes aussi en cœur à cœur avec les autres pèlerins et les frères qui se rendent disponibles les uns aux autres.

Pendant toute la semaine, nous revivons aussi la dynamique de la (re)création en 7 jours, avec la progression vers la Pâque du Christ : la mort et la résurrection. Le vendredi, nous prions devant la Croix, le samedi nous prions avec la Lumière de la Résurrection ; le dimanche nous célébrons tous le sacrement de la Résurrection, l’Eucharistie.

En posant le front sur la croix ou en se confiant à d’autres jeunes, à des adultes, à un frère ou à un prêtre, chacun peut faire passer ses ténèbres vers la lumière, sa désespérance vers l’espérance, sa tristesse vers la joie, son angoisse vers la paix.

 

Il grandit et il est envoyé…

On ne vient pas à Taizé pour y rester, mais bien pour en repartir. Taizé se veut comme un tremplin pour aller plus haut ou pour aller plus profondément. Chacun repart ressourcé, regonflé du souffle de l’Esprit, rempli de force pour témoigner de sa foi dans les petits gestes du quotidien. C’est le Christ ressuscité qui nous envoie : la dernière parole du séjour, le dimanche midi, est la formule liturgique habituelle mais qui résonne autrement : « Allez, dans la paix du Christ ! – Nous rendons grâce à Dieu ! ».

Oui, nous pouvons rendre grâce à Dieu pour ces beaux moments de partage, d’approfondissement de la foi au Christ.

Nous pouvons rendre grâce à Dieu pour la renaissance de ces jeunes qui repartent transformés, ayant vécu quelque chose du mystère de Pâques.

Les adultes accompagnateurs (qui ne sont pas à proprement parler animateurs) sont témoins de ces transformations, de l’épanouissement au fil des jours. Comme accompagnateurs du diocèse d’Arras, nous pratiquons une relecture de la journée en petits groupes et nous veillons au cheminement de chacun, pour qu’il vive ce pélé de confiance au mieux.

Pendant le séjour, il est prévu un temps pour réfléchir comment mettre en œuvre ce que nous avons vécu pendant la semaine. Des témoignages sont donnés de ce qui existe déjà ou des prochains projets dans les paroisses, les mouvements et les services.

Chacun, seul ou en groupe, est renvoyé vers son Eglise locale, vers son environnement quotidien pour mettre à profit ce qu’il a reçu de ce temps fort. Bien souvent, les liens perdurent durablement dans les mois qui suivent et donnent l’occasion de retrouvailles pour l’un ou l’autre rassemblement dans le diocèse.

 

Il (re)trouve un sens à la vie…

Vivre entre jeunes, avec les frères engagés pour toute leur vie, interpelle forcément sur le sens donné à la vie.

Tout est simple à Taizé : les logements, les repas, les offices, les lieux de prière et de rencontres, le décor, l’environnement, les matériaux, la détente du soir à l’Oyak…

Après un séjour, on peut mieux discerner l’essentiel du superflu dans la vie.

On peut aussi goûter à la réconciliation possible entre les peuples, entre croyants. Voir se côtoyer des nations en guerre encore maintenant ou il y a encore 10 ans, et partager des choses intimes est un beau cadeau. La langue étrangère ne fait pas obstacle au dialogue. On trouve toujours le moyen de se comprendre, de dialoguer. L’écoute et le silence, à la prière, sur le site, permettent la rencontre.

Chaque jeune apprend sur Dieu, apprend sur l’autre. Il apprend aussi sur lui-même, comme jeune homme ou jeune femme, comme croyant, comme citoyen.

Par la Parole de Dieu et par la parole de l’Homme, chacun grandit et son existence en est orientée. Chacun peut réfléchir sur le sens de la vie, de sa vie, à quoi Dieu l’appelle, à quoi la société l’appelle.

 

En guise de conclusion

 

En ces temps, on parle, dans l’Eglise de France, d’ « initiation », d’ « engendrement », de « proposition de la foi », de « cœur de la foi », de « frères aînés dans la foi », de « nouvelle évangélisation », etc. Taizé est un lieu pour vivre ces réflexions actuelles. Taizé est une belle école pour entrer en intimité avec le Christ, pour faire Eglise, pour vivre la rencontre avec l’autre, pour développer la « civilisation de l’amour ».

Taizé est un beau lieu d’évangélisation pour aujourd’hui, pour les jeunes mais aussi des moins jeunes qui y reviennent parfois en famille.

Chacun, selon son âge, son état de vie, sa sensibilité, son engagement, tirera les meilleurs fruits pour poursuivre son « pèlerinage de confiance sur la terre ».

La communauté des frères de Taizé se veut au service de l’unité des chrétiens. Elle se veut aussi au service des jeunes pour les rendre acteurs, responsables, citoyens, pleinement humains, pleinement chrétiens, là où ils vivent.

 

Père Jean-Christophe Neveu

 

Article publié par Direction des Pèlerinages • Publié • 4465 visites