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Eglise d'Arras n°04

 

 

conseil-doyens-117825-135966_5 conseil-doyens-117825-135966_5   Dans sa session du 11 mai 2012, le Conseil presbytéral a évoqué l'évaluation du ministère des prêtres.  Beaucoup d'entre eux ont entendu parler de l'entretien annuel d'évaluation qui devient une pratique courante dans les entreprises.

L'Église n'est pas une entreprise. Les évêques ne sont pas des employeurs et les prêtres ne sont pas des salariés. Il a toutefois semblé heureux aux membres du Conseil presbytéral de retenir l'intuition qui oriente une telle démarche.

Les évolutions dont, dans l'Église, nous sommes aujourd'hui les témoins autant que les acteurs, rendent plus complexe la définition concrète des différentes charges confiées aux prêtres dans l'exercice de leur ministère. Il faut souvent trouver la cohérence et l'harmonie entre les différents terrains et aspects de l'investissement quotidien.

La collaboration avec les confrères, les diacres, les religieux et religieuses, les fidèles laïcs, notamment les animateurs laïcs en pastorale, est indispensable. Elle a besoin d'être bien comprise et précisée. Nous le savons : les modèles reçus de l'histoire ne sont plus parfaitement adaptés à la réalité ecclésiale et à la société de notre temps. L'émergence de nouvelles modalités d'exercice du ministère des prêtres se vit la plupart du temps dans la joie et l'enthousiasme, parfois dans la douleur et l'hésitation.

Cette recherche est menée à l'intérieur de l'Église locale, notamment avec le Conseil presbytéral. Elle le sera, de manière plus précise, dans le cadre du synode provincial qui se prépare.

Dès à présent, après avoir entendu le Conseil presbytéral, je retiens la possibilité pour chaque prêtre de bénéficier chaque année d'un entretien d'évaluation. J'en précise le contenu.

Il ne s'agit pas d'un travail de notation, d'appréciation préalable à un changement de poste ! Cette rencontre se situe entièrement au for externe. Le contenu doit être parfaitement objectif. Il doit pouvoir être communiqué à lvêque qui, aidé par ses proches collaborateurs, confie les charges à ses frères prêtres. La base de cet entretien est constituée par la lettre de nomination.

Il est clair que cet échange ne se substitue pas à la direction spirituelle ou aux contacts personnels avec l'évêque ou tout autre responsable que chacun peut toujours estimer important de solliciter. Il ne dispense pas de la relation habituelle avec les autres ministres ordonnés et les fidèles laïcs.

Ce temps d'évaluation apparaît à certains prêtres comme une nécessité. D?autres en voient moins l'urgence. Pour le moment, il sera donc facultatif. Il aura toujours pour interlocuteur le vicaire de l'évêque chargé des personnes. C'est actuellement le vicaire général. Le contenu de l'entretien sera déterminé d'un commun accord entre chaque prêtre et le vicaire de l'évêque.

Dans l'immédiat, la priorité sera donnée aux prêtres âgés de moins de 75 ans. Dès à présent, chaque prêtre concerné et intéressé peut convenir d?un rendez-vous avec Jean-Claude Vieillard. Quand il disposera de suffisamment d'éléments d'appréciation, le conseil presbytéral évaluera, l'évaluation et suggérera, s'il le juge opportun, d'autres propositions.

Je souhaite que cette forme supplémentaire de dialogue nous aide à mieux percevoir et mettre en oeuvre l'exercice du ministère des prêtres dans des situations qui sont maintenant connues et ont été amplement décrites et commentées à tous les niveaux de l'Église.

 

Je redis à nos frères prêtres, mon fidèle attachement.

 

+ Jean-Paul Jaeger

 

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