L’histoire, le sens et la signification des sacrements

Le sacrement des malades par Jean Marie Loxhay

index index  L’Eglise a institué 7 sacrements.

Dès les débuts de l’Eglise, trois sacrements sont nés naturellement.

Tout d’abord l’Eucharistie : chaque première communauté chrétienne célébrait l’eucharistie se rappelant que le jeudi saint, Jésus avait dit à ses amis :

« Ceci est corps, ceci est mon sang, faites cela en mémoire de moi ».

Ensuite le baptême

Dans les premières communautés chrétiennes, on a très vite baptisé ceux et celles qui voulaient devenir les disciples du Christ. Ils devenaient ainsi membres de la famille des enfants de Dieu.

Le jour de la Pentecôte les disciples avaient reçu l’effusion de l’Esprit. Les apôtres en imposant les mains appelleront sur les baptisés la venue de l’esprit saint. Ce sont les origines du sacrement de confirmation.

Eucharistie, baptême, confirmation sont nés dès les origines de l’église.

On trouve des traces des autres sacrements dans le nouveau testament.

Nous voyons les apôtres imposer les mains aux anciens pour les nommer responsables, ce sont les prémices du sacrement de l’ordre.

Le Christ dira :

« que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni »

c’est en s’appuyant sur cette parole qu’est né le sacrement du mariage.

Jésus dira aussi à ses apôtres :

« les péchés seront remis à tous ceux à qui vous les remettrez ».

Ces trois sacrements ont été institués lors du moyen âge.

Il en est de même pour le sacrement des malades.

Dans l’antiquité, l’application d’huile avait des effets curatifs. Jésus a guéri de nombreux malades, il a aussi plusieurs fois envoyé ses apôtres leur ordonnant de guérir des malades, et chasser les démons.

Jésus a connu la souffrance, il est mort sur la croix, il s’en est remis à son Père. C’est un exemple pour tous les hommes et les femmes qui souffrent.

Le texte le plus clair à propos du sacrement des malades se trouve dans la lettre de Jacques :

« Quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les anciens de l’église et que ceux-ci prient sur lui en le oignant de l’huile au nom du seigneur Jésus. La prière et la foi sauvera le malade et le seigneur le relèvera »

C’est en II73 qu’au sein de l’église que ce sacrement prit le nom d’extrême onction. A cette époque, beaucoup de chrétiens avaient peur de l’enfer ; et on recevait ce sacrement lorsqu’on était mourant pour aller au ciel.

C’est en I972 dans le cadre de la réforme liturgique au cours du concile Vatican II que le Pape Jean XXIII proposa de donner à ce sacrement le nom de sacrement des malades.

Cette réforme donna un nouveau sens à ce sacrement.

Aujourd’hui ce sacrement est proposé à ceux et celles qui sont atteints par la maladie ou par l’âge Il est souhaitable que ce sacrement soit reçu en communauté, en toute conscience et même si on se porte bien.

                                                                       Abbé Jean marie

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