Soleils Noirs

Exposition au Louvre-Lens

Soleils Noirs

 

IMG_2330 IMG_2330  Nous l’attendions avec impatience. Fermée avant même d’avoir été ouverte au public, après bien des péripéties dues au Covid19, l’exposition Soleils Noirs nous a enfin ouvert ses portes.

 

Que dire du noir qui  effraie et fascine tout à la fois? Dans les pays occidentaux, Il représente souvent la peur, la tristesse, le deuil. C’est le mystère, la nuit et ses cauchemars. Souvent symbole de l’austérité, de la puissance, il peut être aussi signe de simplicité, de sobriété, mais encore de luxe, robes noires des fêtes de fin d’année, symbole d’élégance.

 

Petit groupe masqué, nous retrouvons tous ces symboles dans les différentes salles de l’exposition. « 180 chefs d’oeuvre de l’Antiquité à nos jours dialoguent et se confrontent pour offrir une expérience poétique et sensorielle du noir à l’image de nos peurs, de nos croyances et de nos rêves ». D’emblée nous sommes plongés dans le noir, dans lequel toutes nos émotions affleurent, poétique avec la Sonate au Clair de Lune de Benjamin Constant ou plus inquiétante comme les scènes d’orages.

 

Noir en dimension sociale, dans les sujets religieux avec, entre autres, le Bon Samaritain de Théodule Ribot, la Pieta, d’Hippolyte Flandrin, femme sans visage penchée sur le corps de son fils, sur fond sombre de la toile. Noir aussi, comme les œuvres de grands couturiers tels YohjiIMG_2338 IMG_2338   Yamamoto ou Jeanne Lanvin.

 

N’oublions pas le noir industriel. Situé au coeur du bassin minier, le Louvre-Lens ne pouvait que célébrer la découverte de la première mine de charbon il y a 300 ans à Fresnes-sur-Escaut. Une salle lui est en partie réservée, un gros tas de charbon qu’il faut contourner pour contempler les visages de « Gueules noirs », des chevalets…

 

Etant donné les circonstances, l’exposition sera ouverte jusqu’au 25 janvier 2021.

 

Chantal Erouart

 

Louvre-Lens – Renseignements : 03 21 18 62 62

Livret de visite de l’exposition gratuit, à télécharger sur Louvrelens.fr

 

 

 

 

 

 

 

Article publié par Chantal Erouart - Délégué Communication de la Gohelle • Publié • 309 visites