"Tenir" au Louvre-Lens

Inauguration de la statue de Françoise Pétrovitch à l'occasion de la journée mondiale du refus de la misère.

 

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« Tenir » au Louvre-Lens

 

           

            Nous étions toute une équipe, micro ou appareil photo à la main, marchant dans le sous-bois qui jouxte le Louvre-Lens, friche de l’ancien site minier. Le sentier était balisé par un animal peint en bleu : lapin, oiseau ? Le soleil jouait entre les arbres et commençait à caresser …….une statue en bronze. Le but de cette marche était atteint, nous étions arrivés devant l’oeuvre de Françoise Pétrovitch, « Tenir » ; Une œuvre contemporaine, installée de manière pérenne dans le parc du musée, montrant ainsi la volonté de ce dernier, par l’intermédiaire de sa directrice, Marie Lavandier, à s’ouvrir à l’art contemporain.

 

            A l’origine de ce projet se trouve un collectif d’habitants et d’associations de Liévin. Membres de diverses associations telles que la Ligue des Droits de l’Homme ou ATD Quart-Monde, ils ont souhaité, par ce geste, rendre hommage aux plus démunis et incarner le combat contre la misère.

 

            Ce projet a vu le jour dans le cadre de l’action des Nouveaux Commanditaires, un programme de production artistique innovant de la Fondation de France.

 

            Tout un symbole. Une statue monumentale représentant une jeune femme, fragile, serrant contre elle un animal, petit, fragile lui aussi, tout un monde de vulnérabilité repoussant IMG_1069 IMG_1069  avec détermination, solidarité et résistance la misère. Le bronze, par sa patine, donne une impression de douceur.

 

            L’auteur voulait éviter le misérabilisme : pari fou, pari réussi. C’est ce que voulaient également Maryline Colliez, Johanna Larue et Thierry Debeaussart, participant au projet. Montrer que l’on peut tenir bon, se tenir debout, malgré le chômage, la pauvreté, la maladie,  chacun se retrouvant dans cette sculpture.

 

            « Tenir » a été dévoilé ce 17 octobre, à l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère.

 

            Pour accompagner l’inauguration de cette statue, Françoise Pétrovitch a présenté, à l’invitation du musée, une sélection de ses œuvres dans le Pavillon de Verre. « Ses dessins, peintures et sculptures s’intéressent notamment aux individus à la marge, dont elle saisit tour à tour la douceur, la fragilité et les inquiétudes ».

 

Chantal Erouart

 

 

Article publié par Chantal Erouart - Délégué Communication de Lens-Liévin • Publié • 159 visites

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