Le carême, le temps de se retourner vers Dieu.

Commentaire de notre doyen, Jean Marie Loxhay

     Le carême, le temps de se retourner vers Dieu.

 

moise_terre_promise moise_terre_promise  Comme chaque année, le carême débute par le mercredi des cendres, que nous venons de célébrer mercredi dernier. Le mot carême vient du mot latin qui signifie quarante jours. Cela évoque les quarante années passées au désert par le peuple juif avant d’atteindre la terre promise.

Dans les premiers siècles de l’église,  ces quarante jours correspondaient à la préparation intensive des catéchumènes qui à Pâques recevaient les trois sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation et eucharistie). Depuis le concile Vatican II, le catéchumènat a été remis à l’honneur.

Cette année dans notre paroisse Sainte Claire, deux adultes recevront ces trois sacrements au cours de la veillée pascale. Ils s’y préparent depuis deux ans.

            Chaque année, le premier dimanche de carême, c’est-à-dire aujourd’hui, notre évêque, comme tous les évêques de France, accueille solennellement (à Calais) ceux et celles de notre diocèse, qui seront baptisés au cours de la veillée pascale. Le carême est comme une sorte de dernière ligne droite, de retraite spirituelle où ils décident vraiment de suivre le Christ. Dans l’histoire de l’église, petit à petit, les baptisés ont voulu vivre ce temps fort de préparation aux fêtes pascales, en union avec les catéchumènes pour mieux dire oui au Christ.

Le mercredi qui ouvre le carême, nous recevons symboliquement les cendres. Dans la bible, surtout dans l’ancien testament, les cendres sont signes d’humilité et de pénitence. Mais le carême n’est pas forcément triste pour autant. Ne dit-on pas qu’un saint triste est un triste saint. Ce qui est demandé aux chrétiens, c’est de se rendre plus disponible à Dieu, de se convertir, de se retourner vers Notre Père, dans le silence, la prière, la méditation de la parole, de mieux servir ses frères, par l’entraide, le partage et l’aumône, et pour cela le jeûne est un moyen offrant une maîtrise de soi, plus de liberté.

Le carême, c’est faire mémoire de notre baptême et en retrouver le sens. Saint Jean dans son évangile dit «  Si donc par le baptême, nous avons été mis au tombeau avec Lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle avec le Christ, qui par la toute-puissance de Dieu est ressuscité d’entre les morts ». Mener une vie nouvelle, c’est vivre en amitié, s’aimer les uns les autres comme Jésus nous a aimés. Que le temps du carême nous aide à revenir vers Dieu, vers nos frères en humanité. Le carême est le chemin qui a pour but la joie de Pâques.

 

Abbé Jean Marie

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